V comme Valentin

Publié le par Dominique

V comme Valentin

Qu'ai-je glané sur eux, au fil du temps ?

Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’ascendance des « Valentin », il est possible d’affirmer que les Valentin sont originaires de l’Est de la France : de la Lorraine, plus exactement des Vosges : Saint-Jean-du-Marché, Grandvillers, La Chapelle-devant-Bruyères, Biffontaine, Saint-Michel-sur-Meurthe. De 1700 à 1925 environ, Ils ne se sont déplacés que de quelques kilomètres…
Les premiers « Valentin » exerçaient des fonctions telles que régent d’école, greffier, greffier de haute justice, huissier au baillage royal, arpenteur, puis maréchal-ferrant. Cela ne les empêchait probablement pas de « cultiver » également quelques arpents de terre, en parallèle, pour leur compte ou non, pour pallier à leurs maigres revenus.
Des métiers qui témoignaient d’un minimum de « savoir » (signer, lire, écrire).
Concernant l’ascendance directe des Valentin, il est impossible, pour le moment de remonter pour le moment plus haut que 1700.

V comme Valentin
  • Claude Valantin : au jour aujourd’hui, je ne connais que sa date et son lieu de décès : le 19 mars 1741 à Grandvillers, à l’âge de 42 ans. Il y fut inhumé, « sur le centier qui conduit aux monts », muni des derniers sacrements (saint viatique et extrême-onction), comme de coutume à cette époque, en présence de sa famille, et des paroissiens du lieu.
    Il semblerait qu’il soit né à Saint-Jean-du-Marché, qu’il s’y soit marié avec Marguerite Mathieu, native de ladite commune, mais malheureusement, les registres paroissiaux de cette paroisse ont disparu. (Il faudrait, pour en apprendre plus, consulter d’autres registres, notariaux peut-être, tels que contrats de mariage, en se rendant aux Archives Départementales des Vosges). En projet...
    J'ignore également quel fut son « métier ». Rien de mentionné à cet égard dans les actes en ma possession.
    Né sous Louis XIV, décédé sous Louis XV, il se maria donc avec Marguerite Mathieu, dont il n’eut, à ma connaissance, que cinq enfants : Marguerite, Claude, Barbe, Jean Nicolas, Agathe. Il est vrai qu’il mourut jeune.
    Contrairement à son épouse, qui signait d’une croix, comme beaucoup de ses contemporaines, il savait signer de son nom, comme il est constaté sur les quelques actes retrouvés par ailleurs sur les registres paroissiaux de Grandvillers, dont un deux mois avant son décès.
  • Claude Valentin : idem, au jour d’aujourd’hui, je ne connais ni son lieu ni sa date de naissance, probablement à Saint-Jean-du-Marché, en 1727 environ. Il se maria le 5 février 1754 à La Chapelle-devant-Bruyères, avec une certaine Barbe Gehin, dont il eut au moins sept enfants : Jean Claude, Marie Barbe, Elisabeth, Jean Nicolas, Marguerite, Antoine, Marie Anne. Il décéda le 12 décembre 1793 à Biffontaine, à l’âge de 66 ans, environ. Le couple savait signer.
    Il naquit sous Louis XV, a vécu partiellement la guerre de sept ans, puis a connu la chute de la royauté (Louis XVI). Il décéda sous la révolution.
    Sur différents actes, celui de ses fiançailles, ceux des naissances de ses enfants, ... il est dit « régent d’école » à la Chapelle-devant-Bruyères, jusqu'en novembre 1757. Ensuite en 1766, il est dit "greffier et laboureur" de Biffontaine, puis, en 1767, "greffier de la haute justice" du ban de Biffontaine, de 1780 à 1784 , "ancien huissier au baillage royal de Bruyères", en 1788, arpenteur à Biffontaine.
    Là aussi, un petit tour aux Archives Départementales des Vosges s'impose absolument pour retrouver des contrats de mariage, professionnels (?) et inventaires après décès, ne serait-ce que pour avoir une idée de l'aisance dans laquelle ils vivaient ?
  • Jean Nicolas : il naquit le 22 décembre 1759 à La Chapelle-devant-Bruyères. Il se maria à deux reprises, avec Marie Agathe Brabant le 20 avril 1784, à Saint-Dié, Vosges, Lorraine, puis avec Catherine Gérardin le 24 octobre 1809 à Saint-Michel-sur-Meurthe. Il eut douze enfants de Marie Agathe : Marie Madeleine, Agathe, Jean Nicolas, Marie Barbe, Michel, Marie Barbe, Jean François, Catherine, Anne, Jean François, Joseph, Marie Anne. Il décéda le 17 décembre 1844, à Saint-Michel-sur-Meurthe, à l’âge de 84 ans.
    Cultivateur dans un premier temps à Biffontaine, il fut ensuite Maréchal-Ferrand à Saint-Michel-sur-Meurthe, section la Vacherie.
    Il naquit sous Louis XV et décéda sous la monarchie de juillet.
  • ​Jean François : il naquit le 17 janvier 1796 à Saint-Michel-sur-Meurthe. Il se maria à deux reprises. L’une avec Marguerite Lamaze, la fille de sa belle-mère, le 27 décembre 1815, à Saint-Michel-sur-Meurthe, la deuxième avec Marie-Thérèse Henry, le 31 mars 1852, à Saint-Michel-sur-Meurthe. Il eut sept enfants de Marguerite Lamaze. Il décéda le 24 janvier 1884, à Saint-Michel-sur-Meurthe, à l’âge de 83 ans.
    Il était Maréchal Ferrant comme son père à Saint-Michel-sur-Meurthe, section la Vacherie.
    Il naquit sous le Directoire et décéda sous la IIIème République.
  • ​​Jean Michel : il naquit le 28 mars 1825 à Saint-Michel-sur-Meurthe, se maria le 5 janvier 1848 à Saint-Jean-d’Ormont, Vosges, Lorraine, avec Stéphanie Marquaire, dont il eut dix enfants. Il décéda le 3 février 1895 à Saint-Michel-sur-Meurthe, à l’âge de 75 ans.
    Il exerça comme son grand-père et père la profession de Maréchal-Ferrant, à Saint-Michel-sur-Meurthe, section la Vacherie.
    Il naquit sous la Restauration et mourut sous la IIIème République.
  • Alphonse : il naquit le 20 janvier 1864 à Saint-Michel-sur-Meurthe.Il se maria deux fois. L’une le 26 décembre 1885, à Saint-Michel-sur-Meurthe avec Marie Célina Rattaire, dont il eut quatre enfants (trois ne survécurent que quelques jours, quelques semaines, voire deux ans pour la dernière des trois : Arthur, Etienne, Marie Alphonsine). L’autre le 26 mars 1894 à Anould, Vosges, Lorraine, non loin de Saint-Michel-sur-Meurthe avec Marie Denise Houssemand, dont il eut un fils, Édouard, en août 1894, qui ne vécut, lui aussi, que quelques mois. Il décéda le 13 octobre 1894 à Anould, section la Barrière.
    Il fut également Maréchal-Ferrant, comme ses « aïeux », à Saint-Michel-sur-Meurthe puis à Anould. Il eut le temps de connaître son fils Edouard deux mois environ…
    Il naquit sous le second empire et décéda sous la IIIème République. Il semblerait qu’il fut favorable à Napoléon III, qu’il le clama haut et fort, ce qui lui valut d’être rossé par des témoins, qui ne partageaient pas son opinion.
  • Enfin, ​Alphonse, notre fil conducteur...

Publié dans Challenge AZ 2015

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