Monseigneur Jean Amand Lamaze, Génération 5, Satellite, Branche paternelle

Publié le par Dominique

Jean Amand Lamaze
Jean Amand Lamaze

Jean Amand Lamaze naquit en 1833 et décéda en 1906. Il était un des neveux de mon arrière-arrière-arrière-grand-père, Jean François Valentin, époux de Marguerite Lamaze. Ce qui fait de lui un de mes cousins germains éloignés au 3ème degré ? Si je ne me trompe ? J'avoue qu'à partir d'un moment, je m'y perds...
La "rumeur" courait dans la famille : "nous aurions un évêque dans la famille...". Je pense que mon grand-père Alphonse Valentin était à la source de cette rumeur.
Mais qui ? quand ? ... Où trouver des informations ? Pas dans la famille, clairsemée, éparpillée, aux liens distendus...
Pour en savoir un peu plus sur ce cousin éloigné, il m'a fallu faire des recherches, à gauche et à droite, principalement sur le net, sur Gallica, auprès de l'archiviste des maristes en France qui m'a répondu très aimablement...
Ces recherches sont encore loin d'être terminées, et les informations déjà recueillies loin d'être exploitées de façon exhaustive. Beaucoup de questions encore sans réponse. J'espère en obtenir quelques unes suite aux courriers que j'ai adressés ici et là.

Acte de naissance de J A Lamaze
Acte de naissance de J A Lamaze

Toutefois, ci-dessous, en vrac, quelques éléments :
Né le 26/03/1833 à Saint Michel sur Meurthe, Vosges, Lorraine. Il décéda le 09/09/1906 aux Iles Tonga. Je suppose qu'il y fut inhumé ? J'ignore encore les raisons de son décès ? Maladie ? Fatigue ? Vieillesse ? J'ai pu lire qu'en 1903, Mgr Lamaze se disait usé par l'âge... Ses funérailles furent célébrées dans l'Eglise de Maofaga, en présence du roi et de l'ensemble des ministres du gouvernement du lieu (Source : Présence et perceptions maristes à Tonga 1840-1900 par Caroline Duriez-Toutain).
Il ne m’a pas encore été possible d’en savoir beaucoup plus sur son enfance, sa jeunesse, sa vocation, son choix à devenir missionnaire mariste.
Toutefois, au fil de mes lectures, des chapitres qui lui sont consacrés, j'ai appris qu'il avait été confié, jeune enfant, à la responsabilité d'une religieuse (pourquoi et dans quel contexte ?), et que l'une de ses sœurs (laquelle?) était entrée dans la congrégation des sœurs de la Providence (?). Ces faits jouèrent un rôle dans son action : conscient du rôle primordial que pouvaient jouer des femmes dans l'éducation des jeunes filles ou des femmes de Tonga, il favorisa l'arrivée de religieuses à Tonga qui donnèrent ainsi une nouvelle impulsion à la mission (Source : Présence et perceptions maristes à Tonga 1840-1900 par Caroline Duriez-Toutain).
Je dispose d'une photo de famille ainsi qu’une photo de son buste qui se trouve dans l’Eglise de Saint-Michel-sur-Meurthe, son village natal, qui m'a été envoyée très gentiment par un Michellois. Qui a assumé les frais de son "éducation" ? ... Était-il resté en contact avec sa famille proche? Autre qu'épistolaire ?En effet, il leur écrivait, notamment à son parrain, qui est aussi son frère : Jean-Michel. Ses parents assistèrent-ils à son ordination, ...? Se sont-ils revus après son "installation" dans les îles ? Monseigneur Lamaze, quant à lui, était revenu en France à plusieurs reprises.

Monseigneur Jean Amand Lamaze, Génération 5, Satellite, Branche paternelle


Il s'y trouvait en septembre 1880, puisqu'il est dit, qu'à son retour de France, il ramenait le cœur de son prédécesseur Mgr Elloy décédé près d' Agen le 22 novembre 1878 (Source : Les Missions catholiques : bulletin hebdomadaire de l'Oeuvre de la propagation de la foi - 1881 (T13,N605)),

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Il avait été reçu par le pape Léon XIII en 1888, audience au cours de laquelle il avait plaidé pour la béatification du Père Chanel (Source : Les Missions catholiques : bulletin hebdomadaire de l'Oeuvre de la propagation de la foi - 1888 (T20,N970)).

Son parcours ecclésiastique :

Avant l'intégrer la Société de Marie et d'embarquer à destination de Tonga, en 1863, il fut curé de la paroisse de Saulxures-sur-Moselotte (Source : Présence et perceptions maristes à Tonga 1840-1900 par Caroline Duriez-Toutain).

Calendrier des événements :
27/03/1833 Naissance à Saint-Michel-sur-Meurthe, Vosges, Lorraine
01/05/1857, 24 ans, Ordonné Prêtre
24/09/1862, 29 ans, Prêtre mariste
07/05/1879, 46 ans, Nommé Administrateur apostolique de l'archipel des Navigateurs (Arcipelago dei Navigatori), les Samoa américaines, du Pacifique (Océanie)
09/05/1879, 46 ans, Vicaire Apostolique de l'Océanie centrale, Tonga
09/05/1879, 46 ans, Évêque titulaire d'Olympie
21/12/1879, 46 ans, Consacré Évêque à Lyon - Évêque titulaire de l'Olympe
1896, 62 ans, Retraité ? - Administrateur apostolique de l'archipel des Navigateurs (Arcipelago dei Navigatori), les Samoa américaines, du Pacifique (Océanie)
09/09/1906, 73 ans, Vicaire Apostolique de l'Océanie centrale, Tonga

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(Source : Les Missions catholiques : bulletin hebdomadaire de l'Oeuvre de la propagation de la foi - 1879 (T11,N500))

Pour rappel : un vicaire apostolique est un prélat, représentant du Saint Siège, avec les pouvoirs d’un évêque, sans en avoir le titre parce que le territoire qu’il administre (vicariat apostolique) n’est pas encore érigé en diocèse.

Timbre représenant le blason de J A Lamaze
Timbre représenant le blason de J A Lamaze

Il semblerait qu'un évêque mariste devait se choisir un blason et une devise.
Son blason : voir timbre ci-dessus (Un timbre de 500 XFP (Franc Pacifique), valeur faciale 4,19, euros, 500 XFP a été émis le 5 octobre 2005 représentant le blason de Mgr Lamaze, vicaire apostolique de l'Océanie centrale.Le timbre de 2,6 × 3,6 cm a été dessiné par le père François Jaupitre et gravé par Claude Jumelet. Il est imprimé en « taille-douce » (procédure de gravure en creux) en feuille de 10 exemplaires. Il a été retiré de la vente le 23 février 2007).
Ses armes : D'or au cocotier de sinople sur une terrasse du même, au chef d'azur chargé du monogramme de Marie d'argent entre la croix de la Lorraine d'or.
Sa devise : "Omnibus prodesse, obesse nemini" (= Etre utile à tous, ne nuire à personne....). Cette devise du Lorrain saint Pierre Fourrier, avait été choisie, ainsi que la croix, par Mgr Lamaze, parce qu'il était enfant de la Lorraine.

Témoignages :
Mgr Lamaze est cité dans de nombreux ouvrages. Cela permet de mieux le connaître : physique, tempérament, quelques unes de ses actions dans ses différentes fonctions, le rôle qu'il a pu jouer dans la vie politique du lieu.
Ils sont écrits dans le style suranné, emphatique de l'époque, il n'en demeure pas moins que ces témoignages sont bien précieux.

Quelques extraits ci-dessous :

Lettre de Mgr Lamaze à l’auteur Antoine Monfat, lorsque ce dernier s’est lancé dans la préparation et rédaction du livre :
… « Dans une lettre à M. l’abbé Duplâtre, curé de Nantua, en date du 22 octobre 1881, Mgr Lamaze signale la fondation d’une loge (franc-maçonnique) à Tonga, peu de temps auparavant »…
… « Mgr Elloy, qui passa à Tonga à son retour de France, le 15 mars 1871, fit subir aux enfants du R.P. Lamaze, un examen sur les matières précédentes, augmentées de notions d’astronomie, de géométrie et d’algèbre. Le P. Lamaze savait à quoi s’en tenir sur l’utilité pratique de ces connaissances pour les insulaires. Mais il fallait se tenir au niveau des Wesleyens, imbus de l’erreur rationaliste qui mesure la valeur de l’âme à son savoir. Le P. Lamaze n’hésita donc pas à descendre sur leur terrain pour prévenir de nouvelles calomnies »….
… « C’est alors en 1865 que le R.P. Lamaze prit possession de cette station. Il y a déployé , pendant plus de quinze ans, un zèle et un savoir-faire qui devaient le désigner au Saint-Siège pour succéder à Mgr Elloy. » ...
… « et bien, en peu de temps, le P. Lamaze a su conquérir les mêmes sympathies. Le climat paraît lui convenir ; de sorte que nous avons tout lieu d’espérer qu’avec ses grandes qualités, il réussira à faire beaucoup de bien dans la mission. J’ai pu en juger par nos longs entretiens au bord de la mer, sur un petit chemin bien uni qui longe notre enclos et où se balancent de magnifiques cocotiers. Nous y allions le soir jouir d’une fraîche brise, en causant des luttes de l’Eglise, des œuvres de la Société, de nos amis de France, de nos confrères qui travaillent dans les autres missions. Puis au murmure des vagues qui venaient mourir à nos pieds, nous aimions à réciter ensemble le chapelet de la journée »…
… « Quel ne fut pas son étonnement d’y trouver le courrier de France ! En
dépouillant les dépêches, un grand pli fermé d’un large cachet frappa son attention. Il l’ouvrit en tremblant : c’étaient ses bulles datées du 7 mai »…
… « De plus, le cardinal Caverot, ancien évêque, à Saint-Dié, du P. Lamaze, qui avait eu et qui conservait pour lui une rare affection, faisait à son cœur un appel pressant. Il lui demandait même avec instance de traverser l’océan, afin qu’il eût la joie de consacrer lui-même son prêtre lorrain, son fils fidèle, l’apôtre éminent dont il était si fier »…
… « Lorsque, au mois de janvier 1880, après son sacre, qui avait eu lieu, le 21 décembre précédent, dans la Primatiale de Lyon, Mgr Lamaze alla faire sa visite ad limina, Léon XIII lui demanda lequel des missionnaires de sa juridiction il estimait le plus méritant. Sans avoir prévu cette question, mais aussi sans hésiter, il répondit : « Saint-Père, c’est le P. Chevron ! » »…
(Source : Monfat, Antoine (1820-1898). Les Tonga, ou Archipel des amis, et le R. P. Joseph Chevron, de la Société de Marie : étude historique et religieuse. 1893).

… « Dans les îles Tonga, le catholicisme avait eu longtemps à lutter contre la propagande protestante. Le choix fait, en 1879, par le Saint-Père, d'un de ses missionnaires, le P. Lamaze, comme vicaire apostolique de l'Océanie centrale, flatta beaucoup la population, qui,sans distinction de religion, célébra cet événement par des fêtes solennelles.
Deux ans plus tard, des fêtes semblables réunissaient les Tongiens, pour célébrer le cinquantième anniversaire d'un autre missionnaire des îles, universellement vénéré, le P. Chevron. Le roi Georges, jadis persécuteur, sut, vers la fin de sa vie, rendre justice aux vertus des catholiques, et son fils, qui lui succéda en 1892, leur accorda, quoique protestant, de nombreux témoignages de bienveillance. En 1902, la mission catholique de Tonga comptait 3.000 fidèles, à peu près la sixième partie de la population totale.
De l'archipel des Navigateurs, malheureusement troublé par de pénibles luttes intestines, Mgr Lamaze pouvait cependant écrire, en 1894 : « Je suis étonné qu'au milieu de toutes les épreuves que nous cause la guerre civile, nos oeuvres puissent se soutenir. Partout on bâtit de nouvelles églises. J'en ai béni i quatre l'
an dernier. Actuellement, il y en a sept en construction »…
(Source : Mourret, Fernand. Histoire générale de l'Église. 1933).

…« L'aviso-transport la Meurlhe, Commandant Itier, a quitté Nouméa le 8 novembre dernier (1902), faisant route directe sur l'archipel des Tonga.
A Tonga-Tabou ou Talu, s'est embarqué l’évêque résident Monseigneur Lamaze. De Tonga, la Meurlhe a visité les iles Keptel (groupe des Tonga), puis Miafou. Il se dirigea ensuite sur Futuna (Wallis) et après un court sé.our mouillait à Ouvéa, la principale île des Wallis, dans la baie de Matootu ; c'était le 20. - M. l'administrateur Chauffant, le nouveau résident et représentant du protectorat et Monseigneur Lamaze(ce dernier très souffrant), étaient débarqués. Jusqu'alors, le bâtiment avait presque constamment rencontré du gros temps et de la pluie. « Sur la côte d'Ouvéa, il s'était perdu quelques semaines auparavant, un trois-mâts-goélette norvégien, Zélateur, échoué en entrant dans la passe d'Ouvéa, sur les récifs qui entourent l'île. Une commission, dont le président était le capitaine Kade, commerçant et armateur anglais aux Fidji et aux Wa
llis, avait condamné le navire »…
(Source : Vibert, Paul (1851-1918). La Concurrence étrangère. La philosophie de la colonisation. Les questions brûlantes. Exemples d'hier et d'aujourd'hui. Par Paul Théodore-Vibert....1906).

… « Cette fête du centenaire du Vénérable de la Salle avait amené à Reims un évoque d'Océanie, Mgr Lamaze, évêque in partibus infidelium d'Olympe, frère du Directeur de l'École de la rue de Contrai. Un lien de lointaine sympathie attachait le Petit Séminaire à cet évêque missionnaire »...
… « Tous ces souvenirs rendaient très chère au Petit Séminaire la présence de Mgr Lamaze, digne successeur de Mgr Bataillon. Sans avoir la, majesté extérieure de son prédécesseur, Mgr Lamaze en avait l'esprit et la douce bonté. Il raconta aux élèves plusieurs épisodes de ses voyages et de son apostolat, apprit à chanter, en langue océanienne, quelques couplets de cantiques, bénit la communauté et promit de revenir la visiter à son prochain voyage »...
… « Ces fêles de la Béatification de J,-B. de la Salle avait ramené à Reims l'évêque d'Océanie, Mgr Lamaze. Fidèle à sa promesse de 1880, il revint visiter le Petit Séminaire. Il était accompagné de deux prêtres indigènes, les prémices que cet archipel lointain offrait, au sacerdoce catholique. C'étaient deux hommes de haute stature, au teint basané, à la figure assez intelligente. L'un s'appelait Pétélo (Pierre), l'autre Paolo »….
…« Mgr Lamaze demanda la permission d'en obtenir quelques-unes pour les offrir, comme un présent de haute valeur, aux dames d'honneur de la reine de Wallis. Peu après, l'évêque retourna, avec ses deux prêtres en sa lointaine région, emportant les religieuses sollicitudes de tous pour son Église, jeune encore, mais admirable déjà de foi et de générosité chrétiennes »…
(Source : Gil
let, Joseph (curé-archiprêtre de Charleville, Abbé). Dix ans au petit séminaire de Reims, 1880-1890, par M. l'abbé J. Gillet,.... 1903.)

… « J'ai habillé dernièrement une poupée splendide pour Mgr Lamaze, évêque d'Océanie. Il l'a offerte à la reine du pays. Nous avons aussi fabriqué un album magnifique, avec ces chromos, encore pour cadeau. Ce n'est qu'à force de présents que l'on gagne l'affection de ces pauvres sauvages. Cela se comprend; n'ayant jamais rien vu, ils sont avides de tout .Il paraît que lorsque les missionnaires veulent avoir des nouvelles d'un de leurs confrères, éloigné de quarante pu cinquante lieues, ils n'ont qu'à promettre à un sauvage une image d'Epinal d'un sou, représentant des chevaux ou des soldats. Et il part et revient avec la rapidité du vent. Aussi, je leur envoie de pleines caisses d'images, de chromos, que je recueille un peu partout, mais surtout dans les tablettes de chocolat »….
(Source : Jouve, Étienne. Étienne Jouve. L'Arrière-boutique de saint Antoine à Toulon et le pain des pauvres, récit d'un témoin. [Lettre du T. R. P. Marie-Antoine à M. Étienne Jouve.]. 1895).

« La mission de Futuna était représentée par Mgr Lamaze, vicaire de l'Océanie centrale, duquel cette mission dépend ; la famille du martyr l'était par deux de ses neveux et un de ses arrière neveux; et ce fut l'évêque même de Belley qui eut l'honneur de célébrer, comme mandataire du Chapitre de Saint-Pierre, la messe solennelle du Bienheureux, ainsi que de donner la bénédiction,par laquelle se termina la cérémonie du soir »…
…« Avant de se rendre aux fêtes de Rome, Mgr Lamaze était allé à Belley; là, le 20 octobre, il prêchait à la cathédrale un sermon sur le nouveau martyr; le 21, il vénérait au Petit-Séminaire les lieux sanctifiés par sa présence; et le 24, il était à Lyon pour la reconnaissance de son précieux corps. Comme on le sait par lui, la piété fait toujours à Futuna de nouveaux progrès. Le chiffre même de la population s'y est accru de moitié, et ceci est d'autant plus digne de remarque qu'en général le contact avec la civilisation européenne a été funeste aux indigènes de l'Océanie. « La paix règne entre les deux tribus ; chacune d'elles forme une belle paroisse, -Alo et Sigave,- avec église, presbytère et couvent, le tout construit en pierres. Toutes les jeunes filles sont élevées par des religieuses. » Il existe un collège; l'île a même fourni quatre étudiants ecclésiastiques, dont l'un est déjà prêtre »…
... « Le P. Chanel au contraire a vécu trente-trois ans dans celui de Belley - et son souvenir se lie à toutes les parties de ce beau diocèse: il est né en Bresse, a été vicaire à Ambérieux dans le Bugey, curé à Crozet dans le pays de Gex, et il a passé comme élève, comme professeur ou supérieur, d
ans toutes les maisons d'éducations ecclésiastiques au diocèse. C'est ce que
Mgr Lamaze a fait ressortir dans le sermon sur le Bienheureux qu'il a prêché à Belley »…
(Source : Les Deux nouveaux Martyrs. Jean-Gabriel Perboyre, de la congrégation de la Mission, dite des Lazaristes, et Pierre-Louis-Marie Chanel, de la Société de Marie, béatifiés par Léon XIII les 10 et 17 novembre 1889.... 1890).

… « C’est aux maristes que nous devons la possession des Wallis, dont le protectorat nous a été offert en 1886 par la reine Amélie. Cette fille accomplie de la Mission, cette chrétienne d'un autre âge dont la vertu et la tenue imposaient à tous la plus vive admiration et à qui les Pères avaient su inspirer un profond amour de la France, avait d'abord refusé, en 1870, toutes les offres des Allemands, et en 1880 celles de sir Arthur Gordon, le gouverneur anglais des Fidji, prêts les uns et les autres à tous les sacrifices pour s'établir dans son île.
C'est aux Maristes que nous devons les îles Foutouna et Alofiqui, en 1881, suppliaient Mgr Lamaze de leur obtenir le protectorat français et l'obtenaient, en effet, en juin 1888.
Ce sont les Maristes encore, les PP. Rougeyron, Montrouzieret Goujon, qui nous ont valu la possession de la Nouvelle-Calédonie, où, grâce à leur concours et à leur influence, l’amiral
Febvrier des pointes, put en 1853, devancer les Anglais venus exprès pour y planter leur drapeau et ne prendre possession avant eux. Les pères maristes avaient tout préparé, tout négocié, tout conclu. Le chef de l'île des Pins, en particulier, grâce à la confiance qu'il avait en eux, offrit son royaume et
ses sujets à la France en don gratuit, tandis qu'il refusa les riches cadeaux des Anglais….
(Source : Piolet, Jean-Baptiste (1855-1930). Nos missions et nos missionnaires. 1904).

… « Le père Lamaze est sacré à Lyon le 22 décembre 1879. Nommé Evêque d’Olympie « In Partibus Infidelium », il reçoit la charge de Vicaire Apostolique de l’Océanie centrale et d’administrateur du Vicariat de l’Archipel des Navigateurs »...
… «La catholicité s’affirme partout présente à Wallis et Mgr Lamaze remarque que lors de sa première visite épiscopale qu’elle est même marquée dans la pierre puisque dans chacune des églises repose l’un des quatre premiers missionnaires de l’île : Monseigneur d’Enos et les pères Mériais, Padel et Mondon… »
… « Sous l’impulsion de Mgr Elloy et sous la direction effective de Mgr Lamaze, une politique plus prosaïque et peut-être plus réaliste de formation des cadres religieux autochtones es réalisée »…
… « Après concertation, le 3 septembre 1881, dans la chapelle de Sofala, en présence de sa grandeur Mgr Lamaze, les sœurs « dissidentes » Marie Rose, Marie des Saints Martyres et Marie St François font finalement leur profession religieuse dans la Congrégation diocésaine du Tiers Ordre. Cette congrégation a été érigée canoniquement le jour même et sa règle sera instituée peu à peu en tenant compte des aspirations des Sœurs »...
... « Mgr Lamaze vient pour la première fois à Wallis début 1881 sur l’aviso le Mistral et pour encourager les séminaristes de Lamo, admet 8 sujet des plus sérieux à porter la soutane au chœur. L’officier d’administration Petit constate la vénération des indigènes pour le prélat et pour lui, « le gouvernement des Wallis est toujours entre les mains des Maristes »…
… « Le 24 août 1882, Mgr Lamaze en admet 5 à porter habituellement la soutane et leur donne la tonsure cléricale. Lors d’un nouveau voyage fait en 1884, il préside lui-même l’examen des clercs, et confère le 20 septembre les ordres mineurs aux cinq tonsurés du 24 août 1882. Parvenu à Wallis le dimanche 5 décembre 1885, Sa Grandeur met la dernière main à la préparation des clercs indigènes avant leur ordination. C’est le samedi 19 décembre 1885 que se déroule la première ordination de prêtres indigènes en Océanie centrale. »...
... « Mgr Lamaze passe alors six semaines à Futuna. Là comme à Walis, il fait célébrer les exercices du Jubilé et donne le sacrement de confirmation. Les deux Pères font leur retraite sous sa présidence. Puis, il s’occupe de donner plus d’unité à la population, « en proposant un seul et même code de lois à celle de l’Est et à celle de l’Ouest… Le code unique proposée par Mgr Lamaz
e fut accepté et signé par les deux gouvernements »…
… « En 1883, Mgr Lamaze arrive à détourner le navire de guerre français le Limier sur Futuna. Cet archipel n’avait plus reçu de navire français depuis 1877 »...
(Source : Les missions à Wallis et Futuna au XIXe siècle par Frédéric Angleviel).

... Encore une" biographie" en suspens...

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