Louis Joseph Raimond (2), Mon grand-père, Génération 3, Sosa n°6, Branche maternelle

Publié le par Dominique

Louis Joseph Raimond, jeune militaire
Louis Joseph Raimond, jeune militaire

En date du 18 mai 2007, il m'a été accordé une dérogation pour consulter son dossier militaire, côte 8 Ye 96000, conservé par le département de l'Armée de terre du Service Historique de la Défense au Château de Vincennes. Je n'ai pas fini "d'éplucher" tout ce que j'ai amassé...
Avec ma fâcheuse manie de sauter du coq à l'âne, d'un ancêtre à un autre, et de stocker tout ce que je trouve... je tarde à tout décortiquer.

Mais voici une petite "récap" :

Engagé volontaire le 18 décembre 1916 à Chartres, il fut inscrit sur la liste de recrutement de la classe 1918 de la subdivision de Dreux, matricule 958.

Son signalement :
Visage : ovale
Cheveux : châtains
Front : vertical
Couleur des yeux : marrons
Nez : relevé
Taille : 1,67 m.

Louis Joseph Raimond (2), Mon grand-père, Génération 3, Sosa n°6, Branche maternelle

Son parcours :

  • 19 décembre 1916 : Incorporé au 26ème régiment d'Artillerie
  • 20 décembre 1916 : Arrivé au Corps. Classé à la 62ème Batterie, comme 2ème canonnier-conducteur E.V.
  • 10 juillet 1917 : Passé à la 61ème Batterie.
  • 7 août 1917 : Passé aux armées A.D.7. (?)
  • 5 décembre 1917 : Nommé rétroactivement Brigadier, en exécution de la C.M. (?) du 29 septembre 1916.
  • 20 décembre 1917 : Maréchal des Logis, c/o n°12 du 21 février1920
  • 2 juillet 1918 : Parti à l'Ecole Militaire de l'Artillerie Fontainebleau, le R.D.C. (?) de l'école.
  • 25 juillet 1918 : Affecté au 85ème R.A.C. (Régiment Artillerie Campagne) , 8ème groupe.
    Décision ministérielle du 22 juillet 1918, J.O. du 29 juillet 1918 (cf. photo).
  • 25 juillet 1918 : Promu Aspirant à titre temporaire
  • 16 août 1918 : Passé à la 70ème Batterie ou 85ème R.A.C.
  • 27 août 1918 : Passé au 283ème R.A.C.Arrivé au corps, 1er groupe, 22ème Batterie.
  • 1er février 1919 : Classé à la 24ème Batterie.
  • 11 mars 1919 : Classé à la 28ème Batterie.
  • 26 mars 1919 pour prendre rang au 15 mars 1919 : Promu Sous Lieutenant à titre temporaire par décison du Général Commandant en Chef n° 35784.
  • 20 décembre 1919 : Mis en congé illimité. Se retire 130 rue Saint Jean, à Chartres.
  • 1er juillet 1920 pour prendre rang au 29 mai 1920 : Nommé Sous Lieutenant à titre définitif
    Décret présidentiel du 9 novembre 1920, J.O. du 13 novembre 1920. Malheureusement, je ne sais pour quelle raison, le J.O.du 13 novembre 1920 n'est pas numérisé sur Gallica.
  • 21 juin 1924 pour prendre rang au 29 mai 1924 : Promu Lieutenant Décret présidentiel, J.O. du 28 juin 1924 (cf. photo).
Louis Joseph, près de l'une de ses batteries
Louis Joseph, près de l'une de ses batteries

J'avoue que je n'ai pas encore pris le temps de décoder toutes les abréviations, d'où les (?) ainsi que de consulter les JMO comme les historiques de régiments qu'il a intégrés. Cela viendra, mais du fait qu'il ait été officier, d'où l'archivage de son dossier personnel à Vincennes, ma curiosité a déjà été satisfaite en grande partie, tant j'y ai trouvé un grand nombre d'informations.

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Le mulet n’avait plus que la peau sur les os.
Il ne faut pas oublier que les animaux ont été très sollicités lors de la première guerre : chevaux, mulets, chiens, oiseaux…
La première association de défense des animaux a été créée durant cette guerre, par des anglais, et des « hôpitaux » pour chevaux ont été mis en place, tant leurs souffrances ont été insupportables à ceux qui les côtoyaient au quotidien et qui s'y étaient attachés.

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Ses combats :

  • Août 1917 - Octobre 1917 : Verdun. Citation du 103ème régiment.
  • Octobre 1917 - Novembre 1917 : Les Eparges.
  • Décembre 1917 - Avril 1918 : Champagne, les Monts
  • Septembre - Novembre 1918 : Offensives de l'Oise : Lassigny, Lagny, Frières-Faillouël, Artemps, Saint Quentin, Bernoville, Aisonville, Petit-Verly, Rupigny (?).

Pas de blessures, toutefois, il fut évacué le 5 décembre 1918, pour otite moyenne chronique double aggravée par le service, sur l'hôpital militaire n°24 à Beauvais (Oise) !

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Quelques observations de ses supérieurs :

  • 1er sem. 1918 : "A suivi les cours de la 17ème série du C.O.A. (?), classement 30/56.Note : 15,84. Caractère énergique, bons résultats sous tous rapports. Signé : Campt de St Maur le 20 août 1918 Commandant C..., cdt le C.O.A."
  • 2ème sem. 1918 : "Consciencieux, réfléchi, travailleur et intelligent. Bonne instruction militaire, belle tenue au feu. Signé : 10 décembre 1918 Le Lieutenant Colonel D..., cdt le 283ème R.A."
  • 1er sem. 1919 : "Détaché à l'Etat Major de l'Artillerie de la place, prépare l'Ecole des Ponts et Chaussées. A donné toute satisfaction, dans ses fonctions d'officier de batterie. Signé : le 6 septembre 1919 Le Lieutenant Colonel P..., cdt le 83ème R.A."
  • 2ème sem. 1919 : "A mérité les notes suivantes du Chef d'Escadron (?), Chef d'Etat Major du Général Commandant les R.A. (?) du G.M. (?)
    "Le 12 novembre 1919, le Sous Lieutenant Raimond est particulièrement chargé des questions touchant les effectifs des gradés et hommes de troupe. Il s'acquitte de ses fonctions souvent difficiles et délicates avec beaucoup de conscience, de soin du détail et de tact. Bien qu'ayant à se soucier d'examens futurs assez rapprochés et étant sur le point d'être démobilisé, il fait preuve de beaucoup d'application à sa tâche à l'Etat Major, se montre docile à l'impulsion de ses chefs et donne en résumé toute satisfaction.
    Signé
    :
    13 novembre 1919
    Le Colonel C..., cdt le 83ème R.A."

    Il fut démobilisé le 19 décembre 1919.
    "Se présentant très bien, très intelligent, candidat à l'examen de Conducteur des Ponts et Chaussées avec le désir d'arriver ingénieur. Officier méritant, travailleur et très sympathique.
    Signé : 19 décembre 1919 Le Colonel C..., cdt le 83ème
    R.A. "

Il entra alors en qualité de piqueur à la Compagnie des Chemins de fer de l'Etat, à Paris. Il y rencontra sa future épouse, Marie Josèphe Bouteille, qui y était employée comptable.

(Pour info :
Piqueur : Le piqueur dans une exploitation de chemins de fer est le trait d'union entre le personnel ouvrier et le personnel technique. Au service de la voie, le piqueur remplit un rôle analogue au contremaître dans les Ateliers. Il juge de la façon dont le travail est exécuté, du temps employé pour le faire et de la distribution des missions que chaque ouvrier d
oit remplir.)

Son parcours de vie après 14-18, avant 38-40, sera l'objet de notre prochain article...

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