Louis Joseph Raimond (3), Mon grand-père, Génération 3, Sosa n°6, Branche maternelle

Publié le par Dominique

Louis Joseph Raimond (3), Mon grand-père, Génération 3, Sosa n°6, Branche maternelle

Il épousa Marie Josèphe Bouteille le 4 avril 1922, à l’Eglise Saint Joseph, Paris 11ème.
Après un an passé à Paris, ils partirent au Maroc.

Louis Joseph fut nommé conducteur des Travaux Publics le 1er mars 1922, aux travaux municipaux de Kenitra, où naquit sa fille aînée, Marie-Louise, puis au service des routes de Meknès.

Louis Joseph, au milieu, 1er rang
Louis Joseph, au milieu, 1er rang

Reçu Ingénieur des Travaux Publics de l'Etat en 1923, il fut envoyé le 1er mai 1924 comme chef de la subdivision de l'hydraulique à Fès, où naquit sa fille cadette, Geneviève. Durant cinq ans à Fès, il se distingua en particulier dans l'établissement de projet, dans l'exécution des travaux d'assainissement et de dérivation de l'Oued N'JA…

En 1929, il vint à Rabat et entreprit les études de la conduite d'adduction d'eau de Rabat à Casablanca et du chemin d'accès au barrage d'El Kansara sur l'Oued Beth.

En 1930, il fut nommé à Meknès qu'il quitta en 1939 pour la guerre.

Parmi ses nombreux travaux : l'exécution de la route d'El Hajeb à Ifrane, de la piscine et de l'alimentation en eau d'Ifrane.

Louis Joseph Raimond (3), Mon grand-père, Génération 3, Sosa n°6, Branche maternelle

Jeune, il était très sportif, jouait notamment au rugby à Chartres. Plus âgé, au Maroc, il fut arbitre ;
il jouait au ping-pong, sa fille cadette, ma mère, l'accompagnait à son club.
Il aimait la bonne chère, le bon vin. Il fumait la cigarette, la pipe...

En fait, je sais peu de choses de lui, ma mère ayant toujours eu du mal à m'en parler ; elle n'a jamais accepté son décès, alors qu'elle était encore une enfant, et qu'elle en subira de plein fouet les conséquences.

Lorsqu'il peut prendre des congés pour la France, il conduit, en passant par l’Espagne, sa famille à Saint-Jacut-de-la-Mer, dans les Côtes-du-Nord d’alors, Côtes d'Armor d'aujourd'hui, chez sa mère, Marie-Rose Raimond, née Chevalier.
Ses filles ont ainsi l'occasion de rencontrer leur famille paternelle.
Leur dernier voyage à Saint-Jacut-de-la-Mer se fera en septembre 1938 ; leur père, subodorant la déclaration de guerre, est pressé de repartir au Maroc.

En tant qu'officier artilleur de réserve, il faisait alors des stages, notamment dans des avions de reconnaissance, afin d'apprendre à mettre en batterie les canons sur terre.
Âgé de 41 ans, père de deux enfants, Il aurait pu demeurer au Maroc, d'autant plus facilement que ses chefs, étant donné l'importance des services qu'il rendait, voulaient le faire mettre en affectation spéciale, mais Président de l‘Association des Officiers de Réserve Républicains, déjà engagé volontaire pendant la guerre 1914-1918, il estima qu'il devait montrer l'exemple et préféra partir en 1939 en tant que Capitaine à l'Etat Major de la 1ère Division Marocaine. Il ne reviendra pas.

Ce sera l'objet de notre prochain et dernier article à son sujet.

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