Marie Josèphe Bouteille (1), Ma grand-mère, Génération 3, Sosa n°7, Branche maternelle

Publié le par Dominique

Marie Josèphe Bouteille
Marie Josèphe Bouteille

Marie Josèphe Bouteille, ma grand-mère maternelle, naquit le 30 mars 1897 à Auvers-sur-Oise, au domicile de ses parents. Son père, âgé de 26 ans, charcutier à Auvers, la déclara à l'Etat Civil.

D'après ce que saurait sa fille cadette Geneviève, elle ne put faire d'études, sa mère s'y étant opposée.
Elle a donc commencé à travailler à l'âge de 13 ans, à la cuisine du château d'Auvers-sur-Oise, jusqu'à ses 17-18 ans environ. (Le château était alors la propriété privée de la famille De Gosselin). Elle fut un cordon bleu, réputée pour sa cuisine, lorsqu'elle reçut plus tard, au Maroc.

Un clic sur les photos, elles s'agrandiront.Un clic sur les photos, elles s'agrandiront.

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Elle n'eut qu'un CEP comme diplôme d'études.

Quelle école fréquenta-t-elle à Auvers-sur-Oise ?
Dans les "trésors familiaux" la concernant que j'ai retrouvés, il y a ce ruban bleu, avec une médaille, qui je crois, représente la Vierge Marie. Ce ruban mériterait d'être "nettoyé". Interrogée par mes soins, la commission "Mémoire locale" d'Auvers-sur-Oise, me dit répondit qu'il n'y a pas eu, à leur connaissance, de "rosière" à Auvers, mais un groupe "d'Enfants de Marie" et que Marie Josèphe aurait pu, selon la fourchette d'âge que je citais, fréquenter l'école laïque des filles, crée le 2 novembre 1879, située à l'angle des actuelles rues Carnot et Frédéric Fabre.

Sa mère n'était pas très affectueuse, et n'hésitait pas à faire preuve de dureté.
Un jour que Marie Josèphe s'était achetée une paire de chaussures vernis noir, sa mère, furieuse, les mit au feu, car elle jugeait cette dépense inutile.
Elle travailla ensuite, de 1920 à 1922, à la comptabilité à la SNCF, où elle rencontra son futur époux, ainsi qu'Augustine Brissaud, qui sera par la suite la marraine de Geneviève.
Elle y était surnommée "Toto". Pour quelle raison ? et vivait rue 162 Saint Maur, Paris 11ème. Seule ? Avec Augustine Brissaud ?

Louis Joseph Raimond et Marie Josèphe Bouteille
Louis Joseph Raimond et Marie Josèphe Bouteille

Elle épousa Louis Joseph Raimond le 4 avril 1922 à Paris, 11ème.
En présence de sa belle mère, Marie Rose Raimond, née Chevalier, de son frère, Elie Bouteille, de sa mère. Cette dernière, hostile au mariage, ne devait pas y assister et aurait interdit à son mari, de venir. Puis au dernier moment, elle décida de s'y rendre, mais seule.
Elle semble avoir une jolie robe de mariée ? Comment fit-elle face aux dépenses du mariage ?
Le couple resta un temps à Paris puis, Louis Joseph étant muté au Maroc, elle le suivit et s'occupa de son foyer.
Marie Josèphe fit deux fausses couches (garçons), eut un garçon mort né entre ses deux filles, Marie-Louise et Geneviève, nées toutes les deux au Maroc, l'une à Kenitra en 1923, l'autre à Fès, en 1929.

Marie Josèphe et ses deux filles
Marie Josèphe et ses deux filles

Photo faite pour être envoyée à Louis Joseph, parti se battre en France. L’a-t-il reçue ? Photo non retrouvée dans ses affaires personnelles rendues à sa famille.

Marie Josèphe Bouteille, 1942
Marie Josèphe Bouteille, 1942

Après le décès de son mari, durant la seconde guerre mondiale, en mai 1940 mais officialisé seulement en juillet 1941, elle entra, le 1er novembre 1941, en tant que commis, avec le grade et la classe d' employée de 3ème classe, au service comptable des Travaux Publics à Meknès. Elle y travailla 13 ans.

Elle éleva ses deux filles, seules, avec son petit salaire et sa petite pension de veuve, au 4 rue Barthou. Elle aimait ses deux filles, mais l'aînée avait beaucoup d'ascendant sur elle et elle la laissera régenter sa soeur cadette, jusqu'aux fiançailles de celle-ci. Geneviève ne pourra pas faire les études auxquelles elle aspirait : les Beaux-Arts à Paris. Elle était pourtant très douée, alors elle dessinait, peignait, dès qu'elle le pouvait...

D'après quelques photos annotées, j'ai pu noté qu'elles se rendirent toutes les trois en France, au moins, en 1947, à Saint-Jacut-de-la-Mer, s'incliner sur la tombe de Louis Joseph, visiter la famille, et faire un peu de tourisme, notamment à Fontainebleau.

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C'était une belle jeune femme. Mais Marie Josèphe, après ses grossesses, ne cessa plus de prendre du poids. Elle devint très forte, 110 kgs pour 1,62 m, et souffrit de de surpoids.
Elle décéda le 15 février 1959 d’une embolie pulmonaire en plein marché de Meknès. Il faisait froid ce jour là, mais elle était sortie faire des courses parce qu’elle devait recevoir Geneviève et sa famille...
Il y eut une messe en février, ensuite le corps fut placé dans un cercueil plombé, entreposé dans la chapelle funéraire du cimetière de Meknès, pour être acheminé, en mars/avril, par bateau, en France, pour le cimetière de Saint-Jacut-de-la-mer.
En effet, elle sera inhumée aux côtés et de son mari, tué en 1940, à Annoeullin. (Il y avait été enterré un temps, puis sa dépouille avait été rapatriée en 1950 à Saint-Jacut-de-la-Mer, où résidait sa mère). Sa belle-sœur, Marie Louise Leplâtre, née Raimond, s’est occupée des funérailles en France.

Elle aida beaucoup sa cadette Geneviève, après le mariage de cette dernière. Le couple était désargenté. Tandis que son époux travaillait à la ferme de ses parents, pour leur compte et une faible rémunération, Geneviève était revenue sur Meknès avec leur trois enfants et s'installa chez sa mère, qui accepta de les héberger. Ce qui permit à Geneviève, de reprendre un travail de "surveillante" au lycée Poeymireau pour devenir indépendante financièrement et bénéficier de la sécurité sociale et des allocations familiales. Elle reprit également ses études de professeur d'histoire et géographie. Son mari la rejoignait tous les soirs sur Meknès.
Les enfants furent mis en pouponnière, mitoyenne avec la maison de leur grand-mère maternelle, puis en école primaire.

Marie Josèphe, peu de temps avant son décès
Marie Josèphe, peu de temps avant son décès

J'ai connu ma grand-mère, j'ai vécu chez elle, j'étais sa "chouchou", paraît-il, mais j'en ai très peu de souvenirs ! A quoi cela tient-il ? Cela me navre vraiment.

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