Augustine Brissaud, Génération 3, Satellite, Branche maternelle

Publié le par Dominique

Augustine Brissaud, Génération 3, Satellite, Branche maternelle

Je sais très peu de choses d'elle. Un courrier qui lui était adressé, trouvé dans des documents familiaux, m'a interpellé. Ce courrier semblait décalé par rapport à l'image de la femme "bien comme il faut", "bcbg", que l'on avait d'elle.

Augustine Brissaud naquit le 5 décembre 1893, à Argenton-sur-Creuse, Indre et décéda le 31 mai 1972 en son domicile, à Levallois.
Elle connut ma grand-mère maternelle, Marie Josèphe Bouteille, à la SNCF, rue de Londres, Paris 8ème, où elles travaillaient toutes les deux dans les bureaux. Augustine y termina sa carrière en 1950, "sous-chef de bureau". Dans le service comptabilité comme Marie-Josèphe ?

Elles devinrent de vraies amies, et Augustine deviendra la marraine de ma mère, Geneviève, la fille cadette de Marie Josèphe. Elle sera une marraine attentive, présente, généreuse. Elle leur rendra même visite au Maroc. Elle accueillit et logea sa filleule lorsqu'elle vint faire une partie de ses études universitaires à Paris, puis plus tard l'époux de cette dernière lors de ses stages à Paris.
Elle resta célibataire. Son premier fiancé mourut pendant la grande guerre, son second voulut qu'elle mette sa mère, devenue aveugle, en foyer. Elle refusa, il partit. Elle semblait avoir un caractère affirmé.

Augustine Brissaud au bureau, dans une rue de ParisAugustine Brissaud au bureau, dans une rue de Paris

Augustine Brissaud au bureau, dans une rue de Paris

Courrier en questionCourrier en question

Courrier en question

Revenons à ce fameux courrier. Etait-il authentique ou facétieux ?
L'enveloppe portait une étiquette "par avion", le timbre en avait été ôté. Il datait de juin 1950 et provenait des Abattoirs de la Villette. D'où mon étonnement ? Pourquoi "par avion" ?
Puisqu'elle allait prendre sa retraite, il lui était proposé une place d'écorcheuse aux abattoirs, sa compétence en la matière étant connue...??? D'où mon hypothèse d'une possible blague de ses collègues de bureau pour son départ en retraite ? Mais d'où leur serait venue l'idée de ce canular ?
Aucun contact avec sa famille, si tant est qu'il y en ait un membre à joindre, aucune information de ma mère, plus que surprise à la lecture de ce courrier.
Donc encore des questions qui resteront sans réponse.

En effet, j'ai essayé d'en apprendre plus sur les abattoirs de la Villette, sur le métier d'écorcheuse en 1950... . Comme d'habitude, j'ai surfé sur quelques sites, j'en ai découvert un, LE PIETON DE PARIS, qui a satisfait en partie ma curiosité, et j'en ai profité pour interroger l'auteur de l'article. Article que j'ai trouvé bien documenté, instructif.
Il m'a répondu longuement et très gentiment qu'il n'y avait pas d'archives sur ces fameux abattoirs. J'aurai bien voulu, pourtant, savoir s'il y avait moyen de consulter une liste du personnel de l'époque.
Le travail aux abattoirs était ingrat, dur, on y trouvait peu de femmes. Et de façon générale, les personnes y travaillant, ne s'en vantaient pas. Si ce courrier était sérieux, si elle avait accepté la proposition qui lui était faite, gênée, elle n'en a peut être pas parlé.

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