Alexandre Arthur Jeanningros, Génération 4, Satellite, Branche paternelle

Publié le par Dominique

Alexandre Arthur Jeanningros
Alexandre Arthur Jeanningros

Alexandre Arthur Jeanningros

Encore une photo à retoucher...

Alexandre Arthur Jeanningros est l'oncle de ma grand-mère paternelle Denise.
Il fait partie de ces "satellites" de ma troisième génération.
Je sais très peu de choses de lui, je l'ai pourtant connu, j'avais trois ans à son décès. Lors des traditionnels, incontournables déjeuners du dimanche chez ma grand-mère, j'ai dû jouer avec lui ; je l'embrassais à contre cœur, paraît-il, sa moustache m'indisposait... mais je ne m'en souviens vraiment pas...

Alexandre Arthur naquit le 29 décembre 1868 à Morre, Doubs, Franche-Comté.
Ah, au fait ! A quand la numérisation de l'Etat Civil du Doubs ? Que je m'en donne à cœur joie pour creuser toute cette branche Jeanningros, Foltête... ! Je galère vraiment pour trouver des informations, et ne pouvant me déplacer, il ne me reste qu'à patienter là encore.

Il décéda le 13 avril 1954 à Meknès, au Maroc. Il y fut inhumé dans le caveau familial d'une famille amie de mes grands-parents paternels. Je ne sais ce qu'est devenue cette tombe !

Il ne me reste que quelques rares photos, une ou deux anecdotes de ma mère, et son registre de matricule militaire pour résumer si brièvement son passage sur terre ! Ne dit-on pas que les gens n'existent plus lorsque plus personne ne pense à eux ? Alors j'ai décidé de lui dédier aujourd'hui ce petit article.

En fait, j'en ai plus appris par son registre de matricule militaire que par la "famille".
Né fin décembre 1868, il était de la classe 1888 (Subdivision Langres).
D'après son registre militaire, il résidait chez ses parents, à Apremont, canton de Gray, Haute Saône, Franche-Comté. Il avait les cheveux couleur ? (illisible), les sourcils châtains, les yeux bleus gris, le front haut, le nez moyen, la bouche moyenne, le menton rond, le visage ovale, et il mesurait 1 m 64. Il avait une instruction de niveau 3 : il savait donc lire, écrire, compter.
Il tira le numéro 36 dans le canton de Gray et le conseil de révision le jugea "bon" pour le service.
Il partit le 13 novembre 1889 pour le 109ème régiment d'infanterie. Soldat de première classe le 23 septembre 1892, il fut envoyé en congés dès le lendemain en attendant son passage dans la réserve le 1er novembre 1892.
Le certificat de bonne conduite lui fut accordé. (J'en déduis donc qu'il a bien eu 1 an et un jour de présence effective, qu'il n'a pas eu de punition touchant la probité, l'honneur, la moralité et qu'il n'a pas eu une conduite inhabituelle, de punition de 15 jours de prison au cours de la dernière année du service). Pour en savoir plus sur ce certificat.

Il accomplit deux périodes d'exercices dans le 21ème régiment d'infanterie en 1898 puis passa dans l'armée territoriale le 1er novembre 1902 au 51ème régiment territorial d'infanterie (Service de garde des voies de communication) puis dans la réserve de l'armée territoriale le 1er octobre 1908.
Il est rappelé à l'activité au sein du 51ème régiment territorial d'infanterie par décret le 1er août 1914. Il est libéré de toutes obligations militaires le 30 novembre 1918, et est à nouveau renvoyé dans ses foyers le 24 février 1919. Il est noté qu'il a fait campagne contre l'Allemagne du 2 août 1914 au 23 février 1916.
Il ne fera pas la période de formation de 1905 en raison du décret du 7 avril 1902. (Car, si j'ai bien compris, d'après cette loi, sont dispensés des périodes d'exercices militaires de l'armée territoriale, les sapeurs pompiers, s'ils sont inscrits depuis 5 ans au moins sur les contrôles des corps régulièrement organisés). Or il l'était, d'après son RM. Mais où ? Depuis quand ? et jusqu'à quand ? (Encore une recherche à faire.)

Alexandre Arthur Jeanningros, à droite de la photo
Alexandre Arthur Jeanningros, à droite de la photo

Quoiqu'il en soit, lorsque sa nièce, ma grand-mère Denise, suivit son époux Alphonse au Maroc, lorsque le régiment de ce dernier y fut envoyé en 1925, puis après un court laps de temps en France, en 1936, il la suivit et ne la quitta plus. Il vécut avec le couple.
Il les suivit à chaque nouvelle affectation d'Alphonse, s'installa avec eux à Meknès, lorsqu' Alphonse prit sa retraite. Il partagea leur vie de famille jusqu'à son décès. Pour quelle raison s'exila-t-il ? Mystère. Mes grands-parents n'en ont jamais parlé. Peut-être que tout simplement, célibataire, sans vie de famille bien à lui, il s'en choisit une, celle de sa nièce ? Fit-il preuve d'aventure en partant au Maroc, loin de sa terre natale ? Le lui conseilla-t-on ? J'ai entendu dire qu'il était plutôt "bagarreur".
Il fut agriculteur (en était-il propriétaire ?), tonnelier avec un de ses frères (mais lequel? et où ?), sapeur pompier (à temps plein ?).
A- t-il aimé, vécu un temps en couple ?

Il aimait, semble-t-il, bien vivre, bien manger, bien boire et semblait apprécié de toutes et tous.
On l'appelait Arthur bien qu'Alexandre soit son premier nom.
Les descendants de Denise, fils, puis petit fils, furent appelés l'un Jacques, Arthur puis l'autre Jean-Pierre, Arthur. L'arrière petit fils, carrément Arthur !
Son surnom était "nonnon". Dieu seul sait pourquoi. Plus personne pour le dire...

Alexandre Arthur est le seul de la famille dont le corps n'a pas été rapatrié en France...

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