Alphonse Valentin, Mon AGP, Génération 4, Sosa n°8, Branche paternelle

Publié le par Dominique

Trouvé sur  : http://vieux-papiers.over-blog.com
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J'attaque ma quatrième génération, je reviendrai un peu plus tard sur la deuxième et ses satellites, quand j'aurai réussi à combler certaines lacunes. J'attends des réponses à différents courriers.

Encore un Alphonse ! Lui et son fils, mon grand-père, sur lequel j'ai déjà rédigé quelques articles, puisque je l'avais pris comme fil conducteur pour le challenge AZ 2015.

Et toujours la même rengaine... Je sais très peu de choses sur lui, pour ne pas dire rien du tout...
J'en saurai peut-être un peu plus, ne serait-ce que sur son physique, en consultant son registre de matricule militaire lorsqu'il sera mis en ligne par les AD88 ? A la condition que le document soit bien renseigné.

Il vit le jour le 20 janvier 1864 à Saint-Michel-sur-Meurthe, Vosges, Lorraine.
Sa mère, Stéphanie Marquaire, 40 ans, le mit au monde à 1 heure du matin, à son domicile.
Son père, Jean Michel, 38 ans, le déclara à huit heures du matin en Mairie. C'était leur neuvième enfant, ils en eurent un dixième, puis la source se tarit...
A moins que je n'en ai laissé échappé un à la lecture des registres d'Etat-Civil ? Stéphanie, dite "sans profession", poussa-t-elle un ouf de soulagement ?
Il eut trois frères, six soeurs. Nous y reviendrons prochainement.

Pourquoi ses parents choisirent-ils ce prénom, pourquoi le transmit-il lui même à son fils ? Ce sont les deux seuls Alphonse dans ma généalogie, tant dans ma branche paternelle que maternelle. Il semblerait que ce prénom ait été en vogue au 19ème siècle.

Il naquit sous le second empire. Il avait six ans en 1870, année du conflit franco-allemand.
Conflit qui se concrétisa par la défaite de la France, et l'annexion par l'Allemagne du territoire d'Alsace-Moselle (dit Alsace- Lorraine). Or la seule anecdote arrivée jusqu'à moi à son sujet est qu'il se serait pris une bonne raclée (par qui ? où ? quand, à quel âge ?), parce qu'il se serait montré admiratif de Napoléon III, qu'il l'aurait clamé haut et fort, ce qui n'aurait pas plu à son entourage.

Il se maria deux fois, eut plusieurs enfants. Mais un seul survécut... Mon grand-père. (Ma foi, bien que réellement peinée par tous ces décès, je suis heureuse qu'il ait résisté !... A quoi d'ailleurs ?).

  • La première fois, le 26 décembre 1885, à Saint-Michel-sur-Meurthe, avec Marie Célina Rattaire, dont il eut quatre enfants (trois ne survécurent que quelques jours, quelques semaines, voire deux ans pour la dernière des trois : Arthur, Etienne, Marie Alphonsine). Marie Célina décéda, à l'âge de 30 ans, le 3 décembre 1892.
  • La seconde fois, le 26 mars 1894, à Anould, Vosges, Lorraine, avec Marie Denise Houssemand, dont il eut un fils Edouard, en août 1894, qui ne vécut, lui aussi, que quelques mois.

Mariage de régularisation ? Ou enfant prématuré ? Trop grand prématuré pour survivre, à cette époque, je pencherais donc pour la première hypothèse.

​D'après son acte de mariage avec Marie Célina, il était domicilié à Saint-Michel-sur-Meurthe et exerçait, tout comme son père Jean Michel, la profession de maréchal-ferrant. Puis, d'après son acte de décès, il aurait été forgeron à Anould. Il s'était donc installé dans la commune d'où était originaire sa deuxième épouse.

Il mourut jeune, à 30 ans, le 13 octobre 1894, à Anould, section la Barrière. Il fut marié quelques mois, et ne connut son dernier fils, Edouard, que quelques petits mois à peine. Avait-il emmené son fils aîné Alphonse avec lui dans son deuxième foyer ?

J'ignore encore à ce jour la raison des décès prématurés d'Alphonse et de Marie Célina : accident, tuberculose, épidémie, fausse couche (pour Marie Célina !) ?

Leur fils Alphonse, orphelin à 3 ans, fut élevé par l'une de ses tantes paternelles, Adrienne (et son époux, désigné comme tuteur). Il vécut, quant à lui, malgré sa constitution fragile, jusqu'à ses 82 ans...

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