Anniversaires, 6 février

Publié le par Dominique

Anniversaires, 6 février

Agathe Houvion, mon sosa n° 155, sera la vedette du jour.
Elle naquit le 06/02/1734 à Saint-Michel-sur-Meurthe, Vosges. Pour la situer un tant soit peu "historiquement", elle vécut sous le règne de Louis XV et mourut sous celui de Louis XVI. Un an avant la chute de la monarchie...

Son père Claude, laboureur, et sa mère Scholastique Laurent vivaient à Saint-Michel-sur-Meurthe, au hameau d'Herbaville. Ils lui donnèrent six sœurs et deux frères. Elle était l'avant dernière de la fratrie.

Elle se maria le 19/06/1764 avec Jean Nicolas Vichard, tissier, originaire lui aussi de Saint-Michel-sur-Meurthe. Ils avaient l'une et l'autre 30 et 28 ans. Ils obtinrent une dispense de consanguinité (3ème degré), en mai de la même année, de la nonciature de Lucerne. 3ème degré : ils étaient donc cousins issus de cousins germains. Les mariés signèrent l'acte de mariage, ainsi que leurs pères. Une écriture simple, claire, lisible, aux lettres bien formées.

Ils eurent six enfants, 1 garçon et cinq filles, dont l'une, Marie Anne, deviendra mon sosa n° 77.

L'une de leurs filles, Agathe, périt à l'âge de 3 mois et leur seul garçon, Jean Nicolas, à l'âge de 8 ans.

Je n'ai pas vraiment d' informations spécifiques sur leur vie...

Agathe décéda à l'âge de 54 ans et neuf mois, le 07/12/1788, à cinq heures du soir, au hameau de Bréhimont, Saint-Michel-sur-Meurthe, dont elle ne semble pas s'être éloignée durant sa vie. Ne serait-ce que pour le mariage d'une de ses filles, car elles aussi s'y marièrent.
Outre son époux, deux de ses beaux-frères, dont l'un, Joseph Gérardin, ancien syndic, assistèrent à son inhumation qui eut lieu le lendemain de son décès.
Jean Nicolas la rejoignit dans la tombe six ans plus tard.

>> En vrac, en 1764, année de son mariage, l'habit masculin à la française composé d'une culotte, d'une veste-gilet et d'un pantalon triomphe ; un édit promet 3 ans de galère aux mendiants et 3 ans d'hôpital pour les mendiantes, ...

>> En vrac, en 1788, année de son décès, la torture est abolie lors des procès criminels, la sellette et la question préalable à l’exécution sont supprimées ; de violents orages en été entraînent de mauvaises récoltes, d'où hausses de prix, disette ; fin de la mode des visages poudrés, des parfums violents ; apparition des premières lampes à huile...

(>> Source : "Contexte" de Thierry Sabot)

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