Marie Rose Joséphine Mathurine Chevalier, mon AGM, génération IV, sosa n°13, branche maternelle

Publié le par Dominique

Marie Rose Joséphine Mathurine Chevalier, mon AGM, génération IV, sosa n°13, branche maternelle

Marie Rose Joséphine Mathurine Chevalier, mon arrière-grand-mère, mon sosa n° 13, naquit sous la IIIème République, Patrice de Mac-Mahon était alors Président de la France.
Il y a maintenant plus d'un siècle qu'elle vit le jour, soit le 07/07/1874 à Languenan, ou plus exactement à la Chapelle de l'If, Côtes d'Armor. Et pourtant je l'ai connue !
Son père, Jospeh Julien était laboureur, sa mère Marie Rose Lebigot, ménagère ("femme au foyer", je suppose ?). Ils eurent quatre enfants dont Marie Rose Joséphine Mathurine, leur seule fille.

J'ai longtemps ignoré son prénom, je l'appelais comme tous ses arrière-petits-enfants "Mémère", un terme que je n'aime d'ailleurs pas.
Je sais peu de choses sur sa jeunesse, sinon qu'elle avait été belle, et qu'elle avait été surnommée la "Rose de Languenan".
Elle s'y maria à 20 ans. Elle épousa le 05/02/1895 Louis Marie François Raimond, de 11 ans son aîné, employé aux Chemins de Fer. Il y eut un contrat de mariage. Il était de notoriété familiale, si je puis dire, qu'elle l'adorait. Je ne sais toujours pas ni quand ni où elle le rencontra.
D'après ma mère, elle se maria dans son costume de bretonne ; elle l'avait fait elle-même : une robe dans un tissu gris, avec des parements de velours noir en bas de la robe et sur les manches, un tablier noir, un beau châle violet, et une coiffe blanche en deux parties avec deux noeuds : l'un qui rattachait la partie basse à la partie haute, l'autre qu'elle nouait sous le menton, pour maintenir la coiffe sur la tête. Elle le donna plus tard à sa fille Marie-Louise, qui le prêta à ma mère, pour qu'elle l'essaie. Marie Rose la coiffa elle-même, coiffure compliquée d'après ma mère : il fallait relever les cheveux, faire tenir le tout avec des épingles judicieusement placées,... A défaut d'avoir un portrait de ma grand-mère en mariée, j'ai une photo de ma mère dans ce fameux costume.

D'après le recensement de 1891, Louis Marie François vivait à Broons avec sa mère, son frère Jean Baptiste, la femme et les deux enfants de ce dernier. Il était qualifié de "laboureur".
Sur celui d'après, en 1896, je le retrouve à Languenan. Il y résidait avec son épouse et leur fille, Marie Louise, née en février de la même année. Il y travaillait en tant qu' ''Employé de chemin de fer".
L'était-il déjà lorsqu'il approcha puis fréquenta Marie Rose ? Quoiqu'il en soit, il passa du statut de laboureur à celui d'employé entre 1891 et 1895. J'ai interrogé les Archives des Chemins de fer, mais il n'y aurait aucun dossier à son nom ! La personne qui m'a répondu m'a conseillé de chercher à Roubaix, du côté des archives du monde du travail. Encore un déplacement à prévoir.
Marie Rose enfanta une deuxième fois : un garçon, Louis Joseph, qui deviendra mon grand-père (mon sosa n°6).
Il naquit en 1898, à Saint-Marc, dans le Finistère. Je suppose donc que Louis Marie y fut muté et que Marie Rose le suivit avec Marie Louise. Il n'y travailla pas longtemps. En effet, il y mourut en 1899, à son domicile, d'une appendicite aigüe. D'après les dires familiaux...

Voilà Marie Rose, veuve à 25 ans et après seulement 5 ans de mariage, avec deux jeunes enfants à charge, une fille de 3 ans et un fils d'un an, sans un sou, sans métier...
La société des Chemins de Fer lui donna alors un coup de pouce et lui permit de tenir un genre de "buvette" à la gare de Chartres, Eure-et-Loir. Boissons chaudes, croissants... Par ailleurs, elle possédait un métier à tisser la laine, qu'elle utilisait le soir. Elle vendait ses tricots...
Elle avait un caractère très fort, avec une tendance à bousculer son petit monde ; elle travaillait beaucoup et réussit à s' acheter une petite maison à Chartres. Ses enfants y firent leurs études.
Elle se remaria une seconde fois avec un certain François Rouault mais ils se séparèrent au bout de deux ans.

A sa retraite (elle l'était déjà en 1938), elle revint vivre dans les Côtes d'Armor et s'installa à Saint-Jacut-de-la-Mer. Elle avait acheté avec son fils Louis Joseph, parti au Maroc pour raisons professionnelles, un terrain et une petite maison : "Ker Ajonc". Elle menait une vie simple, frugale, s'occupait de son potager, de sa chèvre...
Son fils, qui résidait et travaillait au Maroc, venait passer, tous les deux ans environ, ses congés avec sa famille auprès d'elle. Il décéda lors de la deuxième guerre mondiale, son corps fut rapatrié dans le cimetière de Saint-Jacut-de-la-Mer. A cette occasion, sa fille cadette, étudiante à Paris, passa quelques jours chez sa grand-mère et assista à la cérémonie. Sa mère et sa sœur, au Maroc, ne purent se déplacer.

Marie Rose vivait seule, non loin de sa fille Marie-Louise, venue elle aussi passer sa retraite à Saint-Jacut-de-la-Mer.
Elle reçut à plusieurs reprises ses deux petites-filles mariées (les enfants de Louis Joseph), et leurs enfants.
La maison étant petite, elle leur laissait à disposition les chambres et la pièce principale et s'installait dans la cave, relativement aménagée !

Nous allions à la plage, pas très loin de la maison : "la Manchette", et à marée basse, nous ramassions des coquillages, des coques ! Deux petits trous, et hop ! direction le seau... Nous nous retrouvions entre cousin(e)s et passions de bons moments ensemble. Malheureusement, tout cela est fini, bel et bien fini.

Son gendre décéda ; sa fille Marie Louise, très malade, ne put continuer à la prendre en charge. Elle fut placée dans un hospice, à Dinan, et y mourut seule, un an après, à l'âge de 92 ans, le 18/11/1966. Elle fut inhumée aux côtés de son fils, Louis Joseph.

Marie Rose Josephine Mathurine Chevalier, jeune avec ses enfants puis plus tard avec ses peitts et arrière petits enfants
Marie Rose Josephine Mathurine Chevalier, jeune avec ses enfants puis plus tard avec ses peitts et arrière petits enfants
Marie Rose Josephine Mathurine Chevalier, jeune avec ses enfants puis plus tard avec ses peitts et arrière petits enfants
Marie Rose Josephine Mathurine Chevalier, jeune avec ses enfants puis plus tard avec ses peitts et arrière petits enfants
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