Anniversaires, 26 mars

Publié le par Dominique

Anniversaires, 26 mars

Quelques lignes aujourd'hui sur mon sosa n° 556, de ma dixième génération, Claude Combeau, (différentes variations orthographiques notées au fil des actes), né le 26/03/1667 à Fraize, Vosges.
Ses parents, Nicolas et Blaisette ou Blaisotte Andreu(x) (ou André), s'y étaient mariés le 02/02/1666. Des gens simples comme pratiquement tous les miens. Sa mère fut sage-femme de la paroisse.
Il était l'aîné des quatre enfants du couple, du moins de ceux que j'ai trouvé.

Il fut laboureur, peut-être comme son père.
Il se maria le 15/01/1692 à Fraize avec une certaine Marguerite Claude, dont il eut quatre enfants : deux filles et deux garçons. L'un d'entre eux fut également prénommé Claude, et dut donner quelques inquiétudes aux témoins de sa naissance, si l'on se réfère à l'acte rédigé par le diacre de la paroisse : "Claude fils de Claude Combault et de Marguerite Claude sa femme, fût baptisé sous condition le 25 décembre, La parain Claude fils de Jean Claude de la paroisse de St Martin La maraine Catherine fille de Jean Toigner de la paroisse de Ste Marguerite Lequel enfant avait eté auparavant baptisé au logis dans la maison par Blaisete André sage femme de paroisse ". Blaisette Andreu(x), sa grand mère !

Sur le blog de Geneanet, j'ai trouvé une explication claire pour le "baptême sous condition". Je vous la livre :
"Le baptême efface le pêché originel. Un enfant mort sans baptême est condamné à errer éternellement dans les limbes. C’est pourquoi les registres paroissiaux d’Ancien régime témoignent du baptême le jour même de la naissance. Qu’il vente, neige ou grêle pour aller à l’église, peu importe : baptisé un enfant mort sera un ange au ciel, évitera cette vallée de larmes, priera Dieu pour ses parents, sera un intercesseur et un protecteur.
Le baptême assure à l’enfant son éternité et lui permet d’être enterré dans l’enclos paroissial. Un enfant mort-né ou en danger de mort à la naissance, reçoit deux actes ; immédiatement, il est “ondoyé” par la sage femme ; acte lui ouvrant le ciel en cas de décès.
C’est l’une des raisons pour lesquelles la sage-femme était nommée par le curé et prêtait serment. Pendant ce temps, une autre ‘commère’ courre chercher le curé. L’enfant est conduit rapidement dans la chapelle la plus proche (nombreuses sous l’Ancien régime en Bretagne), l’ondoiement n’étant pas un baptême.
Dans la chapelle le prêtre baptise alors le nouveau né « sous condition » : il suffit que les témoins attestent qu’ils ont aperçu un mouvement du cœur, un semblant de respiration, le tressaillement d’un doigt, un souffle … cela suffit ; un miracle qui n’étonne guère, tant est grand le désir de baptiser ; dans une chapelle souvent sombre ou à la bougie, l’enfant mort, retrouve la vie quelques instants, le temps de recevoir le baptême ; le prêtre le baptise alors « sous condition », prononçant la formul
e typique : « enfant, si tu es digne de baptême, je te baptise ….
Christine LESCENE généalogiste à Blois
Alain CHAPELIER généalogiste dans
les Ardennes
Pour la CSGHF».

Il quitta ce monde le 30/12/1728, à l'âge de 61 ans. Il fut inhumé à Fraize, dont il ne semble jamais s'être éloigné ! Son épouse lui survécut onze ans.

Je consulte avec plaisir les monographies des communes lorraines. Elles sont mises en ligne aux AD88.
Elles sont instructives, car elles donnent des informations sur le contexte de vie des villageois. (A titre d'exemple, voir les trois premiers extraits ci-dessous).
Elles sont parfois bien amusantes. Comme celle concernant Fraize ! Les dernières pages ! Le rédacteur philosophe sur le relâchement des moeurs... (A titre d'exemple, voir les trois derniers extraits ci-dessous).
Des noms de villageois sont cités, au gré des faits relatés.
Malgré une lecture attentive, je n'ai pas trouvé de "Combeau" consigné ! Tant pis !

Anniversaires, 26 marsAnniversaires, 26 marsAnniversaires, 26 mars
Anniversaires, 26 marsAnniversaires, 26 marsAnniversaires, 26 mars

Commenter cet article