Louis Isidore Bouteille (1), Mon AGP, Génération 4, Sosa n°14, Branche maternelle

Publié le par Dominique

Je n'ai connu aucun de mes arrière-grands-pères, toutes branches confondues.

Je me suis donc fait de Louis Isidore Bouteille ma propre image, au fil des informations administratives glanées sur le net ou familiales, recueillies auprès de ma mère, qui le connaissait fort peu. Elle ne le rencontra que deux ou trois fois ! En cause, des différents familiaux, l'éloignement géographique (l'un en France, l'autre en Afrique du Nord),...

Louis Isidore vit le jour à 11 h du matin, au domicile de ses parents, le 02/04/1870 à Amblainville, dans l'Oise, en Picardie. 4 mois environ avant que la guerre franco-prussienne ne démarre.
Il fut enfant unique, ce qui me change de ma branche paternelle, plutôt prolifique...
Son père, Erasme, boutonnier, alors âgé de 23 ans, le déclara en mairie dans la journée même. Sa mère, Augustine Joiselle, 20 ans, était couturière.
Je ne sais rien de son enfance, si ce n'est qu'il fut orphelin de père à l'âge de 8 ans. Les raisons du décès de son père me sont actuellement inconnues.
Il semblerait qu'il ne fit pas de longues études, car sur les listes de recensement d'Amblainville, je le retrouve, en 1891, "charcutier, vivant avec sa mère, rue Darnetal". Il avait alors 20 ans.

Son registre de matricule militaire étant en ligne aux AD du 60, j'en ai profité pour le consulter.
Je pus y lire sa description physique et son degré d'instruction (1, m 73, cheveux, sourcils, yeux châtains ; front ordinaire, nez moyen, bouche moyenne, menton rond, visage ovale) et prendre connaissance de son degré d'instruction : "3", sur une échelle allant de 0 à 5. Il savait donc lire, écrire, et compter.

Louis Isidore Bouteille (1), Mon AGP, Génération 4,  Sosa n°14, Branche maternelle Louis Isidore Bouteille (1), Mon AGP, Génération 4,  Sosa n°14, Branche maternelle

Mais ensuite, plus je poursuivais ma lecture, plus je m'étonnais... Car il était noté dans le pavé "Décision du conseil de révision et motifs" : "Bon. Dispensé fils unique de veuve".
Et dans le pavé suivant "Détails des services et mutations diverses" : "Incorporé au 51ème Régiment d'Infanterie le 10 novembre 1891. Arrivé au corps le dit jour... Matricule 3694. Certificat de bonne conduite accordé". Puis suivaient son affectation au 72ème régiment d'infanterie, ses périodes d'exercices qu'il fit en 1897 et 1900, son passage dans la Territoriale en 1904, son rappel à l'activité le 31/07/1914 (Il avait alors 44 ans !), et enfin sa libération définitive de toute obligation militaire le 10/12/1918.

Alors dispensé ou incorporé ?
Perplexe, je fis un petit tour sur le net, et bien entendu, je trouvais ma réponse sur Pages 14-18. Un site dont je suis vraiment fan. Je suivis le lien donné et lus sur le site Ancestramil le fameux article 21, relevant de la loi du 15 juillet 1889.
"En temps de paix, après un an de présence sous les drapeaux, sont envoyés en congé dans leurs foyers, sur leur demande, jusqu’à la date de leur passage dans la réserve :
1. L’aîné d’orphelins de père et de mère, ou l’aîné d’orphelins de mère dont le père est légalement déclaré absent ou interdit ;
2. Le fils unique ou l’aîné des fils, ou, à défaut de fils ou de gendre, le petit-fils unique ou l’aîné des petits-fils d’une femme actuellement veuve ou d’
une femme dont le mari a été légalement déclaré absent ou interdit, ou d’un père aveugle ou entré dans sa soixante-dixième année ;
..."
Vous pouvez en lire l'intégralité page 8.
J'avais mon explication !

Louis Isidore Bouteille (1), Mon AGP, Génération 4,  Sosa n°14, Branche maternelle

Mais je devais en trouver une autre concernant le pavé "Localités successives habitées par suite de changements de domicile ou de résidence". Car je ne comprenais pas vraiment la différence faite entre "être domicilié" et "résider" ainsi que l'importance qu'elle pouvait revêtir sur un tel document.
Louis Isidore y était considéré comme "résident" à Levallois Perret le 15/9/1893 ainsi qu'à Bouffémont le 15/08/1894 et "domicilié" à Auvers-sur-Oise le 11/02/1897.
Ces détails pouvaient éventuellement me renseigner sur le parcours de vie d'Isidore !
Un petit tour sur l'excellent site "Le parcours du combattant de la guerre 1914-1918", page "La fiche matricule (2) : domicile et résidence" m'éclaira :
"Domicile, définition militaire :
Au point de vue militaire, la distinction entre le domicile et la résidence n'est pas moins importante qu'au regard du droit civil. Pour le recrutement et le conseil de révision, le canton assigné au jeune homme est celui du domicile de ses parents, qu'il conserve tant qu'il ne peut justifier d'un domicile personnel. Après libération du service actif et pendant tout le temps qu'ils restent soumis aux obligations militaires, les anciens soldats sont tenus de déclarer à la gendarmerie locale leurs changements de domicile ou de résidence. Le changement de domicile entraîne seul modification dans l'affectation de mobilisation.
Le domicile, par définition est donc l'habitation principale et il y a l'idée de permanence dans l'installation. La résidence se veut temporaire (sans indication de durée). Administrativement, l'armée semble tenir compte des changements de résidences pour les périodes d'exercices, mais seul un changement de domicile entraîne un changement de subdivision de région et donc une mise à jour des informations pour la mobilisation des réservistes. Par contre, il faut systématiquement signa
ler un changement de résidence dans un délai de un mois à la gendarmerie afin que l'armée sache toujours où est le réserviste.
..."
Je vous laisse le soin de lire la suite sur le site, si le coeur vous en dit. J'y appris aussi que si cette obligation n'était pas respectée, le "contrevenant" risquait la prison.

Me voilà donc satisfaite !

Louis Isidore Bouteille (1), Mon AGP, Génération 4,  Sosa n°14, Branche maternelle

J'ignorais qu'il avait résidé un temps (?) à Levallois-Perret. Je pourrais tenter d'y trouver une trace.
Pour le reste, je dispose d'éléments.
En effet, il se maria à Bouffémont, son premier enfant y vit le jour. Les deux derniers naquirent à Auvers-sur-Oise. Louis Isidore y tint une charcuterie, y vécut jusqu'à son décès.

Suite dans un prochain billet.

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