Louis Isidore Bouteille (2), Mon AGP, Génération 4, Sosa n°14, Branche maternelle

Publié le par Dominique

Louis Isidore Bouteille (2), Mon AGP, Génération 4,  Sosa n°14, Branche maternelle

Louis Isidore Bouteille, dont j'ai commencé à brosser un semblant de portrait dans un précédent billet, épousa Angelina Marie Elisabeth Morel le 21/06/1894 à Bouffémont, Val d'Oise, Ile-de-France.
Etrange : selon son registre de matricule militaire, il résidait jusqu'en août 1894 à Levallois-Perret, Haut-de-Seine, Île-de-France, alors que selon son acte de mariage, il était garçon charcutier à Amblainville, Oise, Picardie.
Quant à Angelina, je la retrouve sur le recensement de 1891 de Bouffémont, vivant chez sa tante maternelle et l'époux de cette dernière. Elle a alors 18 ans, et est passementière. Depuis quand l'hébergeaient-ils, ses parents étant décédés, en 1879, pour la mère, en 1883, pour le père ?

La date et les circonstances de leur rencontre me sont inconnues. A Levallois-Perret, à Bouffémont ? A Amblainville ? Angelina y était née, y revenait-elle de temps en temps ? Peut-être se connaissaient-ils déjà enfants ?

Ils eurent trois enfants, deux garçons, Elie et Philippe ainsi qu'une fille, Marie Josèphe, ma grand-mère.

Elie, né le 04/02/1895 à Bouffémont. Prématuré d'un mois ? Le chouchou de sa maman, semble-t-il.
Marie-Josèphe, née le 30/03/1897 à Auvers-sur-Oise,
Philippe, né le 29/06/1898 à Auvers-sur-Oise.

Quand s'installèrent-ils à Auvers-sur-Oise ?
J'y retrouve leurs traces lors du recensement Auvers-sur-Oise en 1901, p 40/86. On peut y lire : "Français, 31 ans,charcutier, patron, vivait avec son épouse Angélina, Française, 28 ans, sans profession, et ses fils Elie, 6 ans, Philippe, 3 ans, et sa fille Marie, 4 ans, avec Léontine Duhamel, Française, 19 ans, domestique et travaillant à la charcuterie Bouteille".
Ils y étaient toujours lors du recensement Auvers-sur-Oise en 1906, p 43/88. On peut y lire : "Français, charcutier, ?, vivait avec son épouse Angélina, Française, sans profession, et ses fils Elie et Philippe, Français, et sa fille Marie, Française. Les quatre derniers sans profession".
Je ne le retrouve pas sur les recensements suivants.

J'ignore quand il se mit à son compte, mais cela ne marcha pas.
J'ignore également s'il fut un bon charcutier, mais ce qui est certain est qu'il fut probablement un mauvais gestionnaire !
En effet, il fut déclaré en état de liquidation judiciaire par jugement du tribunal de commerce de Pontoise en date du 16 janvier 1906 rendu contradictoirement et en état de faillite suivant jugement du tribunal de commerce de Pontoise en date du 30 mars 1906 rendu d'office !

J'ai cru comprendre qu'il tint également un petit débit de boisson. Dans le même laps de temps que la charcuterie ? Ou après sa faillite ?
Puis il partit travailler en usine.

Sa fille, Marie-Josèphe, ma grand-mère, l'observait-elle quand il préparait ses pâtés et autres ? Tenait-elle de lui dans ce domaine ? Elle était, en effet, un vrai cordon bleu, réputée pour sa cuisine, très fine.
Qu'en était-il des relations père-fille ? Je suis dans l'ignorance la plus totale.
Les relations mère-fille, quant à elles, étaient très difficiles, paraît-il. Je ne sais pas comment cela se passe "là-haut", mais j'espère sincèrement que la mère et la fille ont fait la paix !

A l'heure du petit déjeuner, qu'elle prenait tranquillement, Angélina décéda subitement d'une crise cardiaque le 01/12/1958, tout comme sa fille Marie-Josèphe, ma grand-mère, le 15/02/1959 à Meknès, Maroc. Louis Isidore les suivit dans la tombe, dans la foulée, si je puis dire, le 05/04/1959 : quatre mois après son épouse, deux mois après sa fille !
Atteint d'un cancer de la face, il mourut à l'hôpital de Pontoise. Il avait 89 ans.

J'ai tourné et re-tourné dans le petit cimetière d'Auvers-sur-Oise, je n'ai pas retrouvé de tombes, je suis passée à la mairie, l'employée, qui m'a reçu très gentiment, n'en a pas, également, trouvé trace.

Je pense qu'ils ont donc été inhumés ailleurs, peut-être à Amblainville. Une ultime vérification à faire, pour "clore" le chapitre "Grands-parents Bouteille", à moins que le hasard ne me fournisse d'autres pistes, d'autres renseignements. Je cherche à entrer en contact avec les petits-enfants d'Elie, mais en vain pour le moment.

Maman rencontra ses grands-parents à deux ou trois reprises. Petite fille, puis jeune fille. Elle les vit pour la dernière fois en 1949, lorsqu'elle vint, du Maroc, passer une année à Paris pour terminer ses études à la Sorbonne. Elle a gardé un très bon souvenir de Louis Isidore qui lui avait semblé être un homme très gentil, très agréable, mais malheureusement rabroué en permanence par son épouse Angelina, qui semblait mener tout son entourage à la baguette ! Encore une ! Quelle famille !

Il y a quelques années, j'ai fait un petit tour à Auvers-sur-Oise, j'ai rendu visite au "7 rue Victor Hugo", leur adresse. J'ai découvert la maison, où ils habitaient. Une petite maison vraiment toute simple. Une voisine m'a "repéré", m'a demandé ce que je cherchais. Je lui ai expliqué ma démarche, elle m'a ouvert sa porte, m'a offert un café, m'a présenté à sa mère, très âgée.
Elle avait connu mes arrière-grands-parents, elle m'a autorisé à faire une photo du four, où Louis Isidore faisait cuire ses "productions". Elle avait accès au local, pour je ne sais quelle raison. Elle m'a parlé un peu d'eux, très peu. Elle m'a parlé d'Angélina, d'Elie et des siens. Ce fut une chance de l'avoir rencontré ! Hélas, je ne n'y étais pas préparée ! D'une part, émue, j'ai laissé passé l'occasion d'en savoir plus, d'autre part, elle semblait fatiguée, je n'ai pas voulu la déranger trop longtemps.
Quoiqu'il en soit, je la remercie encore aujourd'hui ! Ce fut une belle rencontre.

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