Anniversaires, 1er mai

Publié le par Dominique

Anniversaires, 1er mai

Marguerite Serrier, mon sosa n° 301, célèbrerait aujourd'hui ses 308 ans ! Je pense que ce dessin de Philippe Geluck pourrait alors lui être dédié ?
En ce 1er mai, fête des travailleurs, je fais court, et profite de cette journée pour... ne rien faire. D'autant plus que je ne peux vraiment pas rédiger un grand curriculum vitae sur ma Marguerite, car, malgré mes quelques recherches ici et là, je n'ai rien trouvé de transcendant à son sujet : les informations classiques tels que les actes de baptême, mariage, sépulture.

Elle vit le jour à Jeanménil, Vosges, le 01/05/1708.
Ses parents, Nicolas et Barbe Conus, sont dits "habitant Bru et paroissiens de Jeanménil" sur son acte de baptême. Nicolas a signé le document d'une croix, "n'ayant l'usage d'écrire", comme il est précisé un peu plus tard, en 1722, sur l'acte de baptême de sa fille Barbe... Il n'a jamais, à priori, appris à écrire, puisqu'il continua à signer d'une croix sur les actes de mariage de ses enfants.
Ils lui donnèrent trois frères et deux sœurs qui semblent avoir atteint l'âge d'adulte puisqu'ils se marièrent.

Toujours dans la même paroisse, le 07/01/1734, Marguerite épousa à 19 ans un beau jeune homme (Pourquoi pas ? Je suis fan des contes de fées), de 23 ans, du nom de Gasse : Jean Gasse. Et ils eurent de nombreux enfants... Sûr, il lui fit 7 enfants. Mais peut-être deux de plus, toutefois n'ayant pas les documents le prouvant, je ne l'affirme pas. Là aussi, les enfants atteignirent l'âge adulte. Une branche solide !

Après avoir été sujet de ses majestés Louis XIV, XV et XVI, à l'âge de 77 ans, toujours à Jeanménil, munie des sacrements de l'Eglise, Marguerite rendit l'âme un mercredi, le 31/08/1785, à 11 h du soir. Elle rejoignit dans la tombe son époux le lendemain, en présence des ses fils et d'un de ses neveux par alliance.

Lors de mes célébrations d'anniversaires, certains billets sont plus ou moins documentés, selon les renseignements que j'ai pu glaner. Je ne me lasse pas de chercher... Ce n'est pas pour autant que ma patience est toujours récompensée ! Mais ce n'est pas bien grave.
Je partage en effet le sentiment de Jean d'Ormesson lorsqu'il pense qu : "Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c'est la présence des absents dans la mémoire des vivants !"

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