François Jean Resmon et Marie Françoise Bigot, génération V, sosa n°24 et 25, branche maternelle

Publié le par Dominique

François Jean Resmon et Marie Françoise Bigot, mes AAGP,  se sont épousés le 07/06/1852 à Broons, Côtes d'Armor, Bretagne. Ce n'étaient plus de jeunes tourtereaux, François avait alors 37 ans, Marie Françoise, 30 ans.
Se sont-ils mariés en costume breton ? Je le suppose, mais je n'en serai jamais sûre.
Aucun des deux époux ne surent signer leur acte de mariage.
Leurs pères étant décédés, seules leurs mères furent "présentes et consentantes" à la cérémonie.

L'un résidait à Sévignac, l'autre à Trémeur, ils s'installèrent, une fois en ménage, à Brangalo en Broons. Leur progéniture y vit le jour : six enfants, trois garçons et trois filles. Dont Louis Marie François, mon arrière grand père, et Jean Baptiste, dont, plus tard,  les deux seuls garçons, moururent , avec honneur, lors du premier conflit : Emile François Ernest Henry et Henry Pierre Marie Eugène.

Sévignac, Trémeur, Broons ?
Trois communes que l'on retrouve également dans le parcours de vie d'un certain Marc Buglet, laboureur, né à Sévignac, demeurant à Trémeur, et exécuté, guillotiné, à Broons, à l'heure de midi, le 29 juin 1854. Il était âgé de 53 ans, et était accusé d'avoir tué à la hache, en août 1853, à Trémeur, sa femme et sa fille de 12 ans. Il avait une réputation assez détestable. Veuf 16 ans plus tôt, la rumeur laissait entendre que sa première épouse était décédée pour raison de maltraitances.
La foule était, parait-il, importante. François et Marie Françoise le connaissait-il ? Assistèrent-ils, eux aussi, à l'exécution ?

François est né à 3 h du matin, le 10/03/1815 à Plénée-Jugon, non loin de Broons ou Trémeur, d'un père, prénommé Pierre, âgé de 40 ans, laboureur, et d'une mère, Mathurinne Jeanne Morvand, âgée de 29 ans, ménagère. (Ménagère, terme que l'on retrouve sur beaucoup d'actes d'Etat Civil de cette période en Bretagne : femme au foyer, cultivatrice ?).
Il est le troisième d'une fratrie de cinq garçons et une fille.
Il décéda le 30/07/1878 à Broons, à 63 ans.
Quant à sa veuve, Marie Françoise, elle naquit le 22/09/1821 à Trémeur, d'un père prénommé François, âgé de 24 ans, laboureur, et d'une mère Gabrielle Ménager, son aînée de 6 ans, "ménagère". Elle est la deuxième d'une fratrie de cinq : 3 filles et deux garçons.
Elle "profita" de la vie une bonne dizaine d'années avant de rejoindre son compagnon dans la tombe le 26/02/1901 à Broons. Quoique... "elle profita de la vie" ? Elle eut, en effet, le chagrin de voir deux de ses fils partir avant elle : Pierre Marie François, à l'âge de 21 ans, d'une fièvre typhoïde à l'hôpital militaire de Brest, et Louis Marie François, à l'âge de 35 ans, d'une appendicite aigüe à Brest, également, alors qu'il y était en poste !

Ce fut Jean Baptiste, le premier de leur trois fils, qui déclara le décès de ses parents et signa, à l'Etat Civil, les documents, de façon claire et lisible. 
Sur celui de son père, Resmon devient Rémond (le père comme le fils).
Il n'en est pas de même pour sa mère. Gabrielle est déclarée veuve de François Raymond, de même Jean Baptiste qui devient Raymond, mais qui signe Raimond ! 
Et il est vrai que sur chacun des actes de naissance des enfants, le nom de famille est orthographié de façon différente : Rémon, Raimond, Raymon... De quoi attraper le tournis et d'en tenir compte dans ses recherches !

En définitive, l'orthographe Raimond sera retenue sur tous les documents de mon arrière grand père Louis Marie François et demeurera, par la suite, pérenne.

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