Les "Rattaire", ascendants et collatéraux... Pierre, génération VII, mon sosa 72 (1780 - 1849)

Publié le par Dominique

 

Pierre vint au monde le 08/05/1780 à Nompatelize. Il est l'un des trois enfants sur les onze de la fratrie, issue du couple Norbert/Marguerite Gillet, qui survécut au delà des premières heures, voire des premiers jours ou petits mois, qui ont suivi leur naissance.

A l'âge de 21 ans, il prit pour épouse, non loin de là, à la Salle, Richarde Pierre, son aînée de trois ans.
Les époux signèrent l'acte de mariage, ainsi que Norbert, le père de l'époux, présent et consentant.

Pour nourrir la maisonnée, Pierre exerça le métier de tissier puis finit manoeuvre.
De cette union naquirent huit enfants de 1803 à 1823. Sept, au rythme d'un tous les deux ans, ensuite une pause de quatre ans, avant que le petit dernier n'arrive. A moins que je n'en ai perdu un ou deux en route dans ma consultation des registres d’État Civil... Seules deux moururent en bas âge : Marie Barbe, à 8 semaines, et Richarde, à 1 an.

  • Jean Nicolas, leur aîné, atteignit ses 76 ans. Né en 1803, décédé en 1879, il se maria à plusieurs reprises. Trois fois, sûr ! en 1831, avec Scholastique Valance, en 1852, avec Thérèse Renard, en 1859 avec Marie Anne Colin. Cette dernière décéda en 1877. 
    Et pourtant ! Il  y eut peut être une quatrième épouse, Marie Anne Laxenaire, si l'on en croit l'acte de décès de Jean Nicolas, veuf de Marie Anne Laxenaire. Mais je n'ai trouvé aucune trace de cette courte union. L'officier de l’État Civil aurait-il pu se fourvoyer, et noter Laxenaire au lieu de Colin ? Extrapolation un peu trop poussée, peut être ?
  • Arrivèrent ensuite Richarde, déjà citée un peu plus haut, puis Jean Baptiste (mon sosa 36) et Marie Anne, Jean Pierre, mentionné comme témoin dans l'acte de mariage de Jean Nicolas "frère de l'époux", mais mes recherches pour le retrouver sont restées encore infructueuses. Il devrait être né en 1813, car il est dit avoir 39 ans et être manœuvre. Se pourrait-il que ce soit plutôt Jean François, né en 1813 et lui aussi manœuvre ? L'officier de l'Etat Civil aurait-il pu se fourvoyer là aussi sur le prénom ?
  • Suivirent enfin Jean François, tisserand, né en 1813 et qui vécut jusqu'à ses 85 ans,  Marie Barbe, qui elle, n'eut pas ce bonheur (?), comme signalée un peu plus haut, et Jean Joseph, le petit dernier.
  • Jean Joseph est né en 1823 à Nompatelize.
    Il s'y unit à Marie Angélique Villaume le 17/05/1873. Ils ont alors respectivement 50 et 42 ans. Sur son acte de mariage, Jean Joseph déclare ignorer la date et le lieu de décès de ses aïeux. Pourtant ceux-ci sont décédés à Nompatelize, de plus, il avait 12 ans au décès de son grand père ? Les nouveaux époux en profitent pour reconnaitre leur trois enfants Charles, Célestine, Alphonse, qui porteront dès lors le nom de Rattaire. Mais tardivement, car nés en 1851, 1853 et 1859. Donc reconnus à 22, 20 et 14 ans ? Mieux vaut tard que jamais...
    La lecture de son acte de décès, le 12/01/1900, m'apprend qu'il était pensionnaire de l’État. Une petite recherche sur le Net me révèle qu'il était soldat au 2ème régiment  du train des Équipages. D'où la pension qui lui fut octroyée avec jouissance dès le 30/01/1873, calculée sur une durée de services de 64 ans et trois mois !!!
    J'avoue que je suis réfractaire à tout calcul de quelque sorte qu'il soit... Mais je peux quand même supposer qu'il a dû être enrôlé très jeune ? qu'il a dû participer à un certain nombre de campagnes (peut être même durant la guerre de 1870 ?) ? Ou que certaines années ont "compté double" ? D'où un mariage tardif, une reconnaissance tardive de ses enfants... Il ne pouvait être au four et au moulin ? Battre les campagnes et mener une vie familiale paisible ?
     

     

Bulletin des lois n ° 608 - 1973 - Pensions militaires - Cf. Jean Joseph Rattaire, voir p.2

Pour en revenir à Pierre, le père de cette progéniture, il semblerait qu'il était proche des siens.
Si l'on se réfère à son acte de décès daté du 24/03/1849, il finit sa vie, à Nompatelize, "indigent". Il n'attendit que quatre années pour rejoindre sa femme au cimetière, elle l'avait devancé le 24/01/1845.

Sources :
AD 88
Bulletin des lois (1800 - 1860)

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