Les "Rattaire", ascendants et collatéraux... Joseph Marie Louis (1872 - 1923)

Publié le par Dominique

 

Joseph Marie Louis



Joseph Marie Louis Rattaire, le cinquième fils de Joseph et Marguerite Brison, vint au monde le 13/10/1872 à Aiton, Savoie.

Son registre de matricule militaire atteste qu'il exerçait alors la fonction de professeur à Sittard, Hollande.
Sa lecture me donne une idée de son apparence physique : cheveux blonds, yeux bleus, front découvert, nez moyen, visage ovale, taille d'1 m 67... Cheveux blonds ? Sa photo ne me donne pourtant pas cette impression ?
Un degré d'instruction de degré "5" lui fut octroyé. Le plus haut. Degré réservé généralement aux bacheliers, licenciés...
Il était de la classe 1892 mais ne fit pas son service militaire. En effet, il lui fut d'abord accordé un ajournement pour "faiblesse" (?) en 1893 puis en 1894. En 1895, il fut tout simplement exempté pour bronchite chronique. Une exemption maintenue en 1914 par décision de la visite médicale passée au consulat de Copenhague.

Registre de matricule militaire de Joseph Marie Louis Rattaire
Registre de matricule militaire de Joseph Marie Louis Rattaire

Registre de matricule militaire de Joseph Marie Louis Rattaire

Il étudia à l'école St Clément à Fayet (St Quentin) ouverte en 1882. Il s'agit du premier petit séminaire des Prêtres du Sacré-Cœur, une nouvelle congrégation fondée par le Père Dehon en 1877. Il y obtint brillamment son diplôme de bachelier es lettres.

A 18 ans, au sortir de son noviciat, la direction l'école apostolique de Sittard (Hollande) lui fut confiée. Il revint en France en 1898, il enseigna le latin et la littérature à l'école Saint Clément. En 1903, il partit au Danemark comme aumônier des Dames de l'Assomption, avec trois idées en tête : "répandre autour de lui la dévotion au Sacré-cœur, établir un centre d'influence française, et soustraire à l'influence germanique les jeunes français désireux d'apprendre la langue allemande". Il y ouvrit donc la préceptorie française.

Gallica - Extraits de journaux (Annuaire_pontifical_catholique_1898_1948 et Bulletin_de_propagande_française_Amitiés_catholiques_081919)
Gallica - Extraits de journaux (Annuaire_pontifical_catholique_1898_1948 et Bulletin_de_propagande_française_Amitiés_catholiques_081919)

Gallica - Extraits de journaux (Annuaire_pontifical_catholique_1898_1948 et Bulletin_de_propagande_française_Amitiés_catholiques_081919)

Il écrivit beaucoup, notamment ses fameuses (du moins dans son milieu !) lettres ou chroniques du Danemark, publiées dans différents journaux tels que l 'Univers, La Croix...
Vous pourrez en lire dans
L'Univers du 23/05/1913 ou La Croix du 09/01/1914.
Il signait de son nom ou usait du pseudonyme "Testis".
Il semble avoir été un "people" de l'époque. Son nom était régulièrement cité ici et là, dans certains avis mondains, comme ceux de l'Action Française, journal auquel il était abonné. Le décès de ses trois neveux morts au combat ont tous été publiés avec rappel du lien de  parenté qui les unissaient, comme dans 
Le Gaulois du 20/11/1914 ou Le Journal du 20/11/1914.

Il s'épuisa à la tâche et dut être hospitalisé plusieurs mois mais il ne put se rétablir. Il mourut le 12 décembre 1923 et ses funérailles eurent lieu le 17 décembre au Danemark. Je suppose qu'il y "repose" ?
Le journal Aftenposten de Copenhague, rendit compte de ses funérailles :
« Un grand cortège funèbre s'est rassemblé aujourd'hui autour du cercueil du R. P Rattaire dans l'église du Rosaire. Parmi les assistants, on remarquait les représentants de plusieurs légations étrangères et beaucoup de prêtres catholiques.
La légation française, le ministre français, vicomte de Fontenay, le consul général argentin, Edouardo L. Colombres, l'avocat de la Cour suprême, les professeurs de l' École militaire, ont envoyé des couronnes signées.
Le R. P. Wolf, des Prêtres du Sacré-Cœur, officiait. Mgr Joseph Brems prononça l'oraison funèbre en danois. Le R. P. Wolf parla ensuite en français. »

Le gouvernement français lui octroya, paraît-il, les palmes d'officier d'Académie. Mais je n'en ai pas retrouvé trace.

Sources :
AD 73 - 74
Presse ancienne
http://scjef.org/racines/pages/pgracines/rattail.html

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article