Les "Rattaire", ascendants et collatéraux... Léon (1874 - 1895)

Publié le par Dominique


 

Léon - Frère Ambroise, en religion



Léon, le sixième et dernier fils de Joseph et de son épouse Marguerite Brison, vit le jour le 24/10/1874 à Aiton, Savoie et mourut, jeune, à 20 ans, loin de chez lui, le 11/07/1895, au Liban. Le seul enfant de la fratrie dont les parents eurent à pleurer la perte de leur vivant.

Mes différentes recherches à son sujet ne se sont pas révélées très fructueuses.

Son registre de matricule militaire est très succinct. Le pavé concernant son état civil nous apprend qu'il résidait en 1894 (sa classe) à Ghazir, près de Beyrouth, alors département de la Syrie. Il y était instituteur congrégationaliste. Il avait été jugé bon pour le service, mais en raison de l'article 50, il en fut dispensé, car résidant à l'étranger. (En effet, les dispenses prévues par la loi concernaient les soutiens indispensables de famille, certains fonctionnaires et agents (art. 49) ainsi que les résidents français à l'étranger (Art. 50)).
Aucune description physique de faite, peut-être, parce qu'absent, aucun "constat" de visu ne put être réalisé ? Un degré d'instruction octroyé : celui de 3... Un peu sévère pour un étudiant en philosophie ? Peut-être n'était-il pas encore bachelier ?
Ce document nous informe de son décès à Beit Khashbao (Mont Liban).

Son acte de décès fut retranscrit à Aiton, le 9 mars 1897, après que la mairie en fut avisée par le Préfet de Savoie. Presque deux ans après ! Sa famille dut-elle attendre aussi longtemps pour en être informée ? Pourtant, toujours d'après son registre de matricule militaire, l'avis de décès avait été réclamé par voie diplomatique le 20/11/1895. Par qui ?

Cette transcription nous indique qu'il était étudiant en philosophie au couvent des Capucins à Beit Khashbao (Mont Liban), qu'il décéda à 11 h du matin, sans en mentionner la cause. L'un des déclarants est le père Bruno, professeur de théologie, à ce couvent. Léon, ou plutôt Frère Ambroise en religion,  était-il son élève ?

Registre de matricule mIlitaire de Léon Rattaire
Registre de matricule mIlitaire de Léon Rattaire
Registre de matricule mIlitaire de Léon Rattaire

Registre de matricule mIlitaire de Léon Rattaire

Le seul couvent des Capucins dont j'ai retrouvé la trace à Khashbao-Ghazir, est celui de Saint Antoine de Padoue.
"Ce couvent est perché sur la colline de « Khashbao » qui surplombe la baie de Jounieh (« Khashbao » étant un terme syriaque qui signifie maison d’invocation et de prière). Construit par l’Ordre Libanais Maronite en 1752, il fut consacré à Saint Antoine de Padoue, son église fut construite en 1852 et figure au rang des plus belles églises de l’Ordre en Orient (longueur 30 m, largeur 15 m, hauteur 19 m). Elle fut restaurée par l’Ordre en 1977 avec l’aide de la Direction Générale des Antiquités au Liban.
Le couvent fut habité par les moines arméniens jusqu’en 1890, puis par des moines capucins venus de France et qui le quittèrent durant la deuxième décennie du 20ème siècle. Il demeura abandonné jusqu’en 1985 lorsque l’Ordre Maronite le restaura et y ajouta une nouvelle aile, le transformant ainsi en chef d’œuvre architectural. En 1989, il devint le siège du supérieur général de l’OLM."

Sources :
Photo, A. Rattaire
AD 73

http://www.destinationlebanon.gov.lb/fr/TourismType/details/10/17

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